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	<title>Soci&#233;t&#233; d'Anthropologie des Connaissances</title>
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	<description>La Soci&#233;t&#233; d'Anthropologie des Connaissances se propose d'explorer un champ de r&#233;flexion form&#233; de nombreux travaux &#224; la fois th&#233;oriques et pratiques qui visent &#224; montrer comment la connaissance se forme et se diffuse.</description>
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		<title>Soci&#233;t&#233; d'Anthropologie des Connaissances</title>
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		<title>4 | 2025 &#8211; Produire &#224; grande &#233;chelle &#8211; Retour sur les processus d'industrialisation en agriculture (date limite : 1er mars 2025)</title>
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		<title>1 | 2026 &#8211; Techno-politiques des vuln&#233;rabilit&#233;s et production des catastrophes et crises (1er mars 2025)</title>
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		<title>1 | 2023 - Nature(s) au travail (Date 1er mars 2022)</title>
		<link>https://www.socanco.org/article515.html</link>
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		<description>&lt;p&gt;1 | 2023 - Nature(s) au travail (Date 1er mars 2022)&lt;br class='autobr' /&gt;
Dossier coordonn&#233; par S&#233;bastien Mouret (UMR Innovation - INRAE) et Nicolas Lain&#233; (UMR PALOC- IRD&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.socanco.org/rubrique30.html" rel="directory"&gt;Archive appels&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dossier coordonn&#233; par S&#233;bastien Mouret (UMR Innovation - INRAE) et Nicolas Lain&#233; (UMR PALOC- IRD)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les crises &#233;cologiques (r&#233;chauffement climatique, &#233;rosion de la biodiversit&#233;, risques de pand&#233;mies, souffrance animale etc.) qui affectent un monde devenu globalis&#233;, en interrogeant le dualisme culture-nature, contribue &#224; questionner un de leurs marqueurs centraux, le travail, en le reconsid&#233;rant dans ses liens avec les diff&#233;rentes entit&#233;s naturelles (les animaux, les plantes, les insectes, les microbes etc.). Ce dossier th&#233;matique &#171; Nature(s) au travail &#187; propose une r&#233;flexion sur les formes d'&#233;cologisation du travail&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cette approche de l'&#233;cologisation du travail se distingue des travaux en (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; dans les connaissances et les pratiques, scientifiques et profanes, relatives &#224; nos modes de relation au vivant. Par &#233;cologisation du travail, nous entendons ici interroger la mani&#232;re de prendre et de rendre en compte, par le travail, du caract&#232;re actif et fragile des entit&#233;s naturelles, tant dans nos relations &#224; l'environnement, que dans les mani&#232;res de les inclure en sciences humaines et sociales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur ce point, le paysage des SHS se caract&#233;rise par la multiplication de propositions interrogeant les fronti&#232;res anthropologiques du travail, telles que le travail animal (Barua, 2019 ; Blattner et al., 2019 ; Porcher, 2011, 2017 ; Porcher &amp; Est&#233;banez, 2019 ; Lain&#233;, 2020 ; Mouret, 2018), le travail non humain (Moore, 2015 ; Besky &amp; Blanchette, 2019), le travail microbien (Helmreich, 2009 ; Paxson, 2008 ; Krzywoszynska, 2020), le travail m&#233;tabolique (Barua, 2018 ; Beldo, 2017) ou encore le travail des plantes (Kazic, 2019 ; Ernwein et al., 2021). Si certaines propositions sont des cl&#233;s de lecture du r&#244;le actif des entit&#233;s naturelles dans des dispositifs de production, d'autres se d&#233;clinent comme des programmes scientifiques sur l'exceptionnalisme humain du travail et, plus largement, sur les rapports entre nature et capitalisme. Dans la lign&#233;e du tournant ontologique qui traverse ces sciences, ces propositions invitent &#224; ne plus consid&#233;rer les entit&#233;s naturelles ni comme une mati&#232;re premi&#232;re passive, ni comme des entit&#233;s enferm&#233;es dans l'ordre de la Nature.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pr&#233;sent dossier souhaite mettre au jour les enjeux &#233;pist&#233;mologiques de l'&#233;cologisation du travail dans le champ de connaissances des SHS, en questionnant et prolongeant ces propositions. Il souhaite &#233;galement interroger la place du travail dans nos relations &#224; l'environnement et nos modes de gouvernement du vivant, &#224; travers les connaissances et les pratiques qui les composent Par-l&#224;, il s'agit de discuter de l'int&#233;r&#234;t d'une &#233;cologisation du travail dans la compr&#233;hension des crises &#233;cologiques, mais aussi de cerner les limites de l'effacement du dualisme culture-nature qu'elle implique. Les contributions, th&#233;oriques et empiriques, pourront notamment porter sur les formes de &#171; mise au travail &#187; d'entit&#233;s naturelles dans divers domaines de production de biens et de services (l'agriculture, l'alimentation, la sant&#233;, l'&#233;cologie etc.). Elles pourront s'inscrire dans l'un des deux ensembles de questions suivantes :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ethnographier les fronti&#232;res anthropologiques du travail&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le travail transforme la nature, mais se transforme &#233;galement &#224; son contact. Son anthropocentrisme peut s'alt&#233;rer &#224; travers les interactions entre humains et non humains. Ce premier axe de questionnement vise &#224; clarifier les analogies avec le travail dans la fa&#231;on dont elles structurent les connaissances et les pratiques des acteurs. Il s'agit d'interroger cette forme d'analogisme et ses implications dans nos modes de relations &#224; la nature, ainsi que dans la construction de propositions visant &#224; red&#233;finir des fronti&#232;res anthropologiques du travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les contributions pourront traiter des modalit&#233;s d'usage de la notion de travail par divers acteurs (&#233;leveurs, mara&#238;chers, apiculteurs, forestiers, biologistes, &#233;cologues, etc.) pour d&#233;finir ce que sont et ce que font des entit&#233;s naturelles avec/sur/et pour lesquelles ils travaillent. Quelles sont les terminologies, les champs s&#233;mantiques mobilis&#233;s ? A quelle(s) conception(s) du travail (humain) se r&#233;f&#232;rent-ils ? Quelles limites posent-ils &#224; cet usage transgressif du travail ? &#192; l'inverse, comment leurs relations &#224; la nature transforment leur conception du travail ? Plus largement, on pourra &#233;galement interroger les valeurs de la nature associ&#233;es aux usages profanes de la cat&#233;gorie de travail. Dans quelles formes d'&#233;thique du vivant s'inscrivent-ils ? Comment le brouillage des fronti&#232;res anthropologiques du travail participe-t-il d'un vivre ensemble entre vivants humains et non humains ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ensemble de ces questions invite &#224; s'int&#233;resser aux soci&#233;t&#233;s avec et sans cat&#233;gorie de travail. L'anthropocentrisme du travail recoupe des interrogations relative &#224; son ethnocentrisme (Chamoux, 1994). Au-del&#224; des soci&#233;t&#233;s occidentales fond&#233;es historiquement sur le travail, les articles pourront documenter et r&#233;fl&#233;chir en quoi les variations et l'absence de cette cat&#233;gorie &#233;clairent autrement des rapports de production de nos soci&#233;t&#233;s &#224; l'environnement et des modes de relations qui en d&#233;coulent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On pourra &#233;galement se demander dans quelle mesure les usages de la cat&#233;gorie de travail par les acteurs se d&#233;tachent, ou non, d'une conception essentialiste (Besky &amp; Blanchette, 2019) des capacit&#233;s des entit&#233;s de la nature. Les contributions pourront ici &#233;clairer les dimensions normatives et performatives des analogies avec le travail, &#224; partir des transformations des propri&#233;t&#233;s physiques, biologiques, cognitives, &#233;cologiques d'entit&#233;s de la nature (esp&#232;ces, milieux etc.). Les dispositifs de production de biens et de services visent &#224; les fa&#231;onner pour et par le travail, non seulement par une s&#233;lection de leurs potentialit&#233;s biologiques, mais aussi &#8211; et c'est sans doute une sp&#233;cificit&#233; des animaux domestiques au regard d'autres esp&#232;ces &#8211; par une normalisation de leurs conduites. Si le monde cynophile est marqu&#233; par l'eug&#233;nisme (Haraway, 2008), dans sa fabrication biologique de races de &#171; chiens de travail &#187;, cette essentialisation du travail animal ne peut faire l'&#233;conomie de processus de normalisation &#8211; l'&#233;ducation ou le dressage &#8211; dans lequel les animaux d&#233;veloppent des comp&#233;tences diff&#233;renci&#233;es (Mouret, 2018 ; 2019).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cet axe, les contributions viseront enfin &#224; discuter de l'int&#233;gration des analogies avec le travail dans l'analyse et la compr&#233;hension des relations humains-natures. D'un c&#244;t&#233;, l'attention aux usages profanes de la notion de travail peuvent pr&#233;senter le risque d'un relativisme extr&#234;me, &#224; travers, par exemple, une &#171; prol&#233;tarisation &#187; (Meulemans, 2019) de la nature occultant les autres dimensions (biotique/abiotique, organique/inorganique, vivant/mort) des relations intersp&#233;cifiques. De l'autre, elles peuvent aussi clarifier les rapports entre naturel et capital, en d&#233;pla&#231;ant les entit&#233;s naturelles de la reproduction vers la production. Helmreich (2009), dans son approche du biocapital, montre comment la diversit&#233; microbienne des oc&#233;ans est configur&#233;e comme une force de travail, non seulement par des innovations technologiques, mais aussi par les m&#233;taphores &#8211; &#171; ouvriers &#187;, &#171; travailleurs &#187; &#8211; des biologistes dans leurs relations aux microbes marins. Comment cet analogisme permet-il de r&#233;viser des cat&#233;gorisations du travail qui sont tenues pour &#233;videntes, voire universelles ? Par exemple, &#224; partir de la (seule) fonction de production. Comment permet-il de proposer des acceptions &#233;cologiques du travail ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les fronti&#232;res anthropologiques du travail : les SHS &#224; l'&#233;preuve du naturalisme&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce second axe vise &#224; clarifier la mani&#232;re dont l'&#233;cologisation du travail transforme les connaissances en SHS sur nos relations &#224; l'environnement. D'abord, les contributions pourront, non seulement exposer les modalit&#233;s de r&#233;ception&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;'introduction du dossier th&#233;matique pr&#233;senta une cartographie de l'&#233;mergence (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; de propositions existantes dans les champs francophones et anglophones des SHS, mais aussi discuter, dans une perspective r&#233;flexive et critique, leurs modalit&#233;s de construction th&#233;orique, leurs limites et leurs int&#233;r&#234;ts. Quelles controverses se d&#233;ploient dans leur(s) communaut&#233;(s) d'&#233;mergence (STS, ethnographie multi-esp&#232;ces, &#233;tudes animales, &#233;tudes environnementales, etc.) ? Comment ces propositions se r&#233;pondent-elles et s'influencent-elles ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au sein des &#233;cologies marxistes, les d&#233;bats, portent sur l'effacement d'un dualisme non plus seulement de &#171; substance &#187;, mais aussi de &#171; propri&#233;t&#233; &#187; (Malm, 2017), &#224; partir notamment de la th&#233;orie la &#171; rupture m&#233;tabolique &#187; de Foster (2011) et de celle &#171; d'&#233;cologie-monde &#187; &#8211; oikos &#8211; de Moore (2015). Foster met en lumi&#232;re la pens&#233;e &#233;cologiste de Marx dans laquelle la nature n'est pas &#171; don gratuit &#187; mais un &#171; agent de production &#187; qui participe de la production de valeurs d'usage et de richesse, sans pour autant qualifier cette agentivit&#233; de la nature de travail. Au contraire, Moore (2015) clarifie le mouvement d'incorporation de la nature par le capitalisme &#8211; et r&#233;ciproquement &#8211; &#224; partir du concept de &#171; travail extrahumain &#187;, construit &#224; partir de la notion de travail-&#233;nergie de White.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La discussion des propositions actuelles pourra traiter de la question des limites et des diff&#233;rences ontologiques &#224; poser dans la red&#233;finition des fronti&#232;res anthropologiques du travail. Le programme scientifique de naturalisation du travail propos&#233; par (Besky &amp; Blanchette, 2019) ne semble pas faire de distinction entre les non humains, tombant ici dans les travers de cette &#171; cat&#233;gorie fourre-tout &#187; (Descola, 2017) implant&#233;e dans les SHS. Le travail peut-il &#234;tre un moyen de les diff&#233;rencier ? On peut effectivement penser que le travail des chiens n'est pas celui des microbes. Mais ne faut-il pas d'abord pr&#233;ciser ce qu'on appelle &#171; travail &#187; ? Sur ce point, la plupart des propositions d'&#233;cologisation du travail s'ancrent dans des courants r&#233;cents dans l'histoire des SHS, fond&#233;s sur des programmes d'&#233;largissement de leurs fronti&#232;res au-del&#224; de l'humain. Mais qu'en est-il de leur r&#233;ception dans des courants construits historiquement et principalement sur la cat&#233;gorie de travail centr&#233;s sur l'humain ? Les contributions pourront ici pr&#233;senter leurs regards &#224; travers leur transformation des fondements &#233;pist&#233;mologiques sur le travail humain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cet axe pourront &#233;galement &#234;tre discuter de nouvelles approches d'&#233;cologisation du travail. Outre l'attention port&#233;e &#224; des esp&#232;ces particuli&#232;res (animaux, plantes, champignons, virus, bact&#233;ries, etc.), les contributions pourront explorer des &#233;chelles ontologiques plus grandes, peu trait&#233;es par les propositions existantes. &#192; l'instar des sols (Meulemans &amp; Granjou, 2020), les articles pourront, par exemple, s'int&#233;resser &#224; l'exploitation et la pr&#233;servation de for&#234;ts, de rivi&#232;res, de montagnes, de mers, etc. dans la production de biens et de services. Il s'agit ici d'&#233;clairer la complexit&#233; des relations intersp&#233;cifiques de ces entit&#233;s dans la mise au travail de la nature. Par ailleurs, les contributions pourront apporter des &#233;l&#233;ments de r&#233;flexion &#224; l'une des questions qui traversent les propositions existantes : est-il n&#233;cessaire de rompre avec des cadres humanistes pour th&#233;oriser le travail de la nature ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si la th&#233;orie marxiste du capital constitue pour la plupart un socle commun, ces propositions de red&#233;finition des fronti&#232;res anthropologiques du travail ne mobilisent pas toutes des cadres th&#233;oriques du travail humain. Par exemple, le travail animal (Porcher &amp; Est&#233;banez, 2019 ; Mouret, 2019 ; Lain&#233;, 2018) puise dans la sociologie du travail pour caract&#233;riser l'investissement subjectif des animaux (vaches, chiens, chevaux, &#233;l&#233;phants, etc.), et les conditions &#233;thico-sociales de leur collaboration dans la production de biens et de services, &#224; partir du concept de &#171; travailler animal &#187;. Au contraire, Haraway (2008 ; 2009) s'&#233;carte des cadres anthropomorphiques, les chiens &#8211; et plus largement les animaux domestiques &#8211; &#233;tant des &#171; pattes &#187; et non des &#171; mains &#187;. Elle construit le statut de partenaires de travail des canid&#233;s dans le r&#233;gime du capital vivant (lively capital) &#224; partir des apports des STS &#224; propos des organismes et des technologies. Dans quelle mesure faut-il donc se d&#233;tacher des apports des SHS sur le travail (humain) pour produire des connaissances sur le travail de la nature ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les contributions pourront aussi clarifier les formes de dialogue, possible ou n&#233;cessaire, avec les sciences de vie dans l'&#233;tude et la conceptualisation du travail de la nature. Outre la sociobiologie, laquelle a import&#233; la notion de travail pour caract&#233;riser l'organisation de soci&#233;t&#233;s animales, en particulier chez les insectes, comment les Sciences de la Vie (SV) parlent-elles du travail de la nature ? Plus largement, comment les SHS peuvent-elles accueillir les connaissances des SV sur des entit&#233;s de la nature (des esp&#232;ces, des milieux, etc.) pour caract&#233;riser leur r&#244;le actif dans la production de biens et de services ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin cet axe de questionnement porte &#233;galement sur l'&#233;cologisation du travail dans sa dimension &#233;thique. Les crises &#233;cologiques sont aussi des crises de nos relations morales au monde vivant. Les propositions de d&#233;placement des fronti&#232;res anthropologiques naissent et transforment la probl&#233;matisation morale de nos rapports &#224; la nature, dont la question animale. Le travail animal (Porcher &amp; Est&#233;banez, 2019), quant &#224; elle, appelle &#224; repenser les conditions de vie au travail des animaux domestiques, dans une perspective critique de la vision abolitionniste de l'&#233;thique et de la cause animale. Cette proposition trouve sa r&#233;plique animaliste (Blattner et al., 2019) au sein des critical animal studies. Comment l'&#233;cologisation du travail participe-t-elle d'une &#233;cologisation de la morale (Hache, 2009) ? Les contributions pourront clarifier la mani&#232;re dont la prise en compte du travail d'entit&#233;s naturelles appelle &#224; une reconsid&#233;ration de notre responsabilit&#233; morale &#224; leur &#233;gard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces principaux axes constituent des pistes non exhaustives de r&#233;flexion. Les propositions en lien avec le sujet g&#233;n&#233;ral pourront &#233;galement &#234;tre appr&#233;ci&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Modalit&#233;s de soumission&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;sum&#233;s (environ 800-1000 mots) devront &#234;tre envoy&#233;s &#224; S&#233;bastien Mouret (sebastien.mouret@inrae.fr) et Nicolas Lain&#233; (nicolas.laine@ird.fr) pour le 24 novembre 2021.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les contributions retenues, les textes complets des articles, au format de la Revue d'Anthropologie des Connaissances (maximum 65 000 signes) seront &#224; soumettre en ligne sur le site de la revue - &lt;a href=&#034;http://rac.inra-ifris.org/index.php/rac/login?source=%2Findex.php%2Frac%2Fuser&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://rac.inra-ifris.org/index.php/rac/login?source=%2Findex.php%2Frac%2Fuser&lt;/a&gt; avant le 1er mars 2022.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bibliographie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Arpin, I., Bouleau, G., Candau, J. &amp; Richard-Ferroudji, A. (&#233;ds.) (2015). Les activit&#233;s professionnelles &#224; l'&#233;preuve de l'environnement. Toulouse : Octar&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Barua, M. (2019). Animating capital : work, commodities, circulation. Progress in Human Geography, 43(44), 650-669. &lt;a href=&#034;https://doi.org/10.1177/0309132518819057&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://doi.org/10.1177/0309132518819057&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
DOI : 10.1177/0309132518819057&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Barua, M. (2018). Animal Work : Metabolic, Ecological, Affective. Theorizing the Contemporary, Fieldsights, July 26. &lt;a href=&#034;https://culanth.org/fieldsights/animal-work-met-abolic-ecological-affective&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://culanth.org/fieldsights/animal-work-met-abolic-ecological-affective&lt;/a&gt; [consult&#233; le 28/07/2020].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Beldo, L. (2017). Metabolic Labor : Broiler Chickens and the Exploitation of Vitality. Environmental Humanities, 9(1), 108-28. &lt;a href=&#034;https://doi.org/10.1215/22011919-3829154&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://doi.org/10.1215/22011919-3829154&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Besky, S. &amp; Blanchette, A. (eds) (2019). How Nature Works : How Nature Works. Rethinking Labor on a Troubled Planet. Albuquerque : University of New Mexico Press.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Blattner, C., Coulter, K. &amp; Kymlicka, W. (eds) (2019). Animal Labour : A New Frontier of Interspecies Justice ? Oxford : Oxford University Press.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Descola, P. (2017). La composition des mondes. Entretiens avec Pierre Charbonnier. Paris : Champs Flammarion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ernwein, M. &amp; Ginn, F. (ed.) (2021). The Work That Plants Do : Life, Labour and the Future of Vegetal Economies. Transcript Verlag.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Foster, J. B. (2011). Marx &#233;cologiste. Paris : &#201;ditions Amsterdam.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hache, E. (2019). Ce &#224; quoi nous tenons. Propositions pour une &#233;cologie pragmatique. Paris : La D&#233;couverte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Haraway, D. J. (2007). When species meet. Minneapolis/ London : University of Minnesota Press.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Helmreich, S. (2009). Alien Ocean Anthropological Voyages in Microbial Seas. Berkeley : University of California Press.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Kazic, D. (2019). Plantes anim&#233;es. De la production aux relations avec les plantes. Th&#232;se de Doctorat, Universit&#233; de Paris Saclay.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Krzywoszynska, A. (2020). Nonhuman labor and the making of resources : making soils a resource through microbial labor. Environmental Humanities, 12(1), 227-249. &lt;a href=&#034;https://doi.org/10.1215/22011919-8142319&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://doi.org/10.1215/22011919-8142319&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
DOI : 10.1215/22011919-8142319&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lain&#233;, N. (2020). Living and working with giants : a multispecies ethnography of the Khamti and elephants in Northeast India. Paris : Mus&#233;um national d'Histoire naturelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lain&#233;, N. (2018). Coop&#233;rer avec les &#233;l&#233;phants dans le Nord-Est indien. Sociologie du travail [En ligne], 60(2). &lt;a href=&#034;https://doi.org/10.4000/sdt.1953&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://doi.org/10.4000/sdt.1953&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
DOI : 10.4000/sdt.1953&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malm, A. (2017). L'Anthropocene contre l'histoire : le r&#233;chauffement climatique &#224; l'&#232;re du capital. Paris : La Fabrique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Meulemans, G. (2020). Wormy Collaborations in Practices of Soil Construction. Theory, Culture &amp; Society, 37(1), 93-112. &lt;a href=&#034;https://doi.org/10.1177/0263276419851857&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://doi.org/10.1177/0263276419851857&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
DOI : 10.1177/0263276419851857&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Meulemans, G. &amp; Granjou C. (2021). Les sols, nouvelle fronti&#232;re pour les savoirs et les politiques de l'environnement. Revue d'anthropologie des connaissances [En ligne], 14(4). &lt;a href=&#034;https://doi.org/10.4000/rac.6224&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://doi.org/10.4000/rac.6224&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
DOI : 10.4000/rac.6224&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Moore, J. W. (2015). Capitalism in the Web of Life. Ecology and the Accumulation of Capital. London : Verso Book.&lt;br class='autobr' /&gt;
DOI : 10.1177/194277861801100209&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mouret, S. (2018). Les chiens de patrouille de la police nationale : les gueules arm&#233;es de la R&#233;publique. Sociologie du travail [En ligne], 60(2). &lt;a href=&#034;https://doi.org/10.4000/sdt.2040&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://doi.org/10.4000/sdt.2040&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
DOI : 10.4000/sdt.2040&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mouret, S. (2017). Apprendre &#224; prendre soin : la centralit&#233; du travail dans l'&#233;ducation des chiens guides. &#201;cologie &amp; Politique, 54(1), 87-102. &lt;a href=&#034;https://doi.org/10.3917/ecopo1.054.0087&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://doi.org/10.3917/ecopo1.054.0087&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
DOI : 10.3917/ecopo1.054.0087&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Paxson, H. (2008). Post-Pasteurian cultures : The microbiopolitics of raw-milk cheese in the United States. Cultural Anthropology, 23(1), 15-47. &lt;a href=&#034;https://doi.org/10.1111/j.1548-1360.2008.00002.x&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://doi.org/10.1111/j.1548-1360.2008.00002.x&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
DOI : 10.1111/j.1548-1360.2008.00002.x&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Porcher, J. (2011). Vivre avec les animaux : une utopie pour le XIX&#232;me si&#232;cle. Paris : La D&#233;couverte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Porcher, J. &amp; Schmitt, T. (2012). Dairy cows, workers of the shadow. Society and Animals, 20(1), 39-60. &lt;a href=&#034;https://doi.org/10.1163/156853012X614350&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://doi.org/10.1163/156853012X614350&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
DOI : 10.1163/156853012X614350&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Porcher, J. &amp; Estebanez, J. (eds) (2019). Animal labour. A new perspective on human-animal relations. Bielefeld : Transcript Verlag.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;White, R. (1995). The organic machine. The remaking of the Columbia River. New York : Hill and Wang.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cette approche de l'&#233;cologisation du travail se distingue des travaux en sociologie interactionniste qui d&#233;veloppent une &#233;cologisation des m&#233;tiers ayant trait &#224; l'environnement (Arpin et al., 2015).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;'introduction du dossier th&#233;matique pr&#233;senta une cartographie de l'&#233;mergence et du d&#233;veloppement des principales propositions actuelles : leur(s) communaut&#233; scientifique d'&#233;mergence, leurs concepts et th&#233;ories. Nous souhaitons donc orienter l'AAC sur leur r&#233;ception dans les SHS.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>4 | 2022 - Le tournant participatif de la vigilance environnementale (Date limite : 1er Avril 2022)</title>
		<link>https://www.socanco.org/article514.html</link>
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		<dc:date>2021-12-09T13:45:42Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>r&#233;dac chef</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;4 | 2022 - Le tournant participatif de la vigilance environnementale&lt;br class='autobr' /&gt;
Dossier coordonn&#233; par Lorna Heaton, Florian Charvolin et Agn&#232;s Fortier&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.socanco.org/rubrique30.html" rel="directory"&gt;Archive appels&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dossier coordonn&#233; par Lorna Heaton, Florian Charvolin et Agn&#232;s Fortier&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec le changement climatique, la 6&#232;me extinction de la biodiversit&#233; et les effets des pollutions et nuisances sur la sant&#233; humaine et sur la plan&#232;te, on assiste &#224; l'installation d'une crise globale, aux effets de plus en plus interconnect&#233;s au niveau mondial (Jasanoff &amp; Martello, 2004 ; Hamilton, Gemenne &amp; Bonneuil, 2015) qui s'accompagne de la production d'un ensemble de mesures destin&#233;es &#224; documenter les d&#233;gradations de l'environnement. Des travaux en sciences sociales (Gabrys, 2016) soulignent l'extension intersectorielle de la production d'information, avec deux d&#233;nominateurs communs qui sont l'importance accord&#233;e aux big data et la mont&#233;e en puissance de la participation citoyenne dans les mesures. La production de donn&#233;es, qu'elle &#233;mane des communaut&#233;s scientifiques ou des citoyens expos&#233;s aux risques et &#224; l'alt&#233;ration de leur environnement, est aujourd'hui exponentielle et de plus en plus accessible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'acc&#233;l&#233;ration des d&#233;gradations de l'environnement du fait de l'intensification de l'exploitation et de l'artificialisation de la nature (Steffen et al. 2015 ; McNeill, 2010) a conduit &#224; la mise en place de politiques publiques fond&#233;es sur la mesure et le calcul dans le domaine de la biodiversit&#233;, du climat ou encore de la pollution de l'air, mais elle a dans le m&#234;me temps contribu&#233; &#224; une mont&#233;e de la vigilance citoyenne (Roux, 2006 ; Ottinger, 2010) contre l'impunit&#233; des pratiques responsables de ces nuisances (Fressoz, 2012) et l'insuffisance des actions des pouvoirs publics pour y rem&#233;dier. Les engagements contre ces d&#233;gradations, qu'ils soient locaux &#8211; autour d'usines ou de barrages &#8211; ou &#224; vis&#233;e globale comme la lutte contre l'&#233;rosion de la biodiversit&#233; ou le changement climatique, font de plus en plus appel &#224; un monitoring citoyen de l'environnement. Des habitants, des amateurs, des citoyens sont tant&#244;t sollicit&#233;s afin de contribuer &#224; mesurer ces d&#233;gradations, tant&#244;t &#233;prouvent le besoin d'effectuer eux-m&#234;mes leurs propres relev&#233;s dans une d&#233;marche militante (Brown, 2007). Ces t&#226;ches sont d&#233;sormais rendues plus ais&#233;es gr&#226;ce &#224; la multiplication et &#224; la miniaturisation d'instruments de mesure et le d&#233;veloppement d'applications num&#233;riques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le recours au num&#233;rique nouvelle g&#233;n&#233;ration (web 2.0) a permis une modification et une plus grande port&#233;e des circuits de production des connaissances, souvent quantitatives et statistiques, et une massification de la donn&#233;e, rendue possible par l'&#233;volution des technologies et les possibilit&#233;s associ&#233;es au d&#233;veloppement du cloud. Des travaux s'accumulent sur la culture d'internet et l'analyse de bases de donn&#233;es citoyennes comme Flick'r (Beuscart et al., 2009) pour n'en nommer qu'une. Avec la g&#233;n&#233;ralisation des applications smartphones destin&#233;es &#224; alimenter les bases de donn&#233;es, le citoyen est &#224; m&#234;me de &#171; regarder ses donn&#233;es &#187;, court-circuitant ainsi l'encha&#238;nement entre captation locale et interpr&#233;tation scientifique centralis&#233;e (Fortun, 2012). L'entr&#233;e dans l'&#232;re des big data act&#233;e par de nombreux auteurs soul&#232;ve par ailleurs de multiples questions. Au-del&#224; de l'apparente imm&#233;diatet&#233; de l'information, il importe de restaurer l'origine et le caract&#232;re situ&#233; de la donn&#233;e (Denis &amp; Pontille, 2012) et ainsi d'op&#233;rer un &#171; renversement infrastructurel &#187; (Bowker &amp; Star, 1999). Ce qui revient dans le domaine de la connaissance de la nature &#224; mettre en lumi&#232;re des t&#226;ches et des auteurs invisibilis&#233;s, &#224; documenter en d&#233;tail l'informatisation de l'environnementalisme (Gabrys, 2016) en &#233;tudiant par exemple les bases de donn&#233;es de la biodiversit&#233; (Heaton et al., 2018).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La production exponentielle de donn&#233;es dans les domaines de l'hydrologie, de la pollution de l'air, du changement climatique ou encore de l'&#233;rosion de la biodiversit&#233; faisant largement appel &#224; une expertise citoyenne t&#233;moigne des transformations de la gouvernance &#224; l'&#339;uvre dans le champ de l'environnement et de l'&#233;volution r&#233;cente des r&#233;gimes de production de la science (Pestre, 2003). Toutefois, cette circulation g&#233;n&#233;ralis&#233;e, ce brouillage de fronti&#232;re entre producteurs et utilisateurs de la donn&#233;e qui marque le tournant participatif du monitoring environnemental, pose questions. Faut-il y voir une d&#233;clinaison de la g&#233;n&#233;ralisation des dispositifs d'information comme cela a &#233;t&#233; montr&#233; dans le cas de la pollution de l'air (Rumpala, 2004) ; la focalisation sur le monitoring participatif ne conduit-elle pas d&#232;s lors &#224; d&#233;laisser d'autres modes d'intervention orient&#233;s notamment sur les causes des alt&#233;rations environnementales, et &#224; laisser de c&#244;t&#233; la toxicit&#233; chronique, &#224; bas bruit et seulement appr&#233;hendable de mani&#232;re indirecte (Liboiron et al., 2018) ? &#192; l'inverse, l'implication citoyenne dans la production de donn&#233;es marque-t-elle une avanc&#233;e dans les mani&#232;res de prendre en compte et de faire face &#224; ces d&#233;gradations (Cornwell &amp; Campbell, 2012 ; Ellis &amp; Waterton, 2004) ? Par ailleurs, le tournant participatif envisag&#233; du point de vue de la d&#233;mocratisation des savoirs ne conduit-il pas &#224; red&#233;finir la division du travail entre d'un c&#244;t&#233;, les collecteurs de donn&#233;es et, de l'autre, ceux qui sont aptes &#224; d&#233;crypter et &#224; interpr&#233;ter la masse des donn&#233;es disponibles, contribuant ainsi &#224; affirmer une qualit&#233; de personnes comp&#233;tentes pour agir sur l'environnement par rapport &#224; celles qui en sont d&#233;pourvues (Kimura &amp; Kinchy, 2019 ; Kinchy, Jalbert &amp; Lyons, 2014) ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est &#224; la mise en &#233;vidence de ces enjeux suscit&#233;s par le recours massif au citoyen pour la production des big data sur l'environnement que ce dossier entend se consacrer en prolongeant les pr&#233;occupations crois&#233;es de divers types de travaux. Des recherches qui portent d'une part sur les sciences participatives de la biodiversit&#233; issues de l'initiative de scientifiques, en direction des amateurs (Charvolin, 2019 ; Cornwell &amp; Campbell, 2012 ; Heaton et al., 2018) et, d'autre part, des travaux d'&#233;pid&#233;miologie populaire (Akrich, Barthe &amp; R&#233;my, 2010 ; Brown, 2007) et des initiatives de monitoring citoyen en lien avec des pollutions diverses (installations agricoles, industrielles ou pratiques sp&#233;cifiques comme la surp&#234;che, etc.).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces pratiques multiples peuvent &#234;tre abord&#233;es sous diff&#233;rents angles :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; la cr&#233;ation et l'exploitation en r&#233;seau de big data qui associent des d&#233;marches scientifiques naturalistes et exp&#233;rimentales (Strasser, 2019 ; Hine, 2008 ; Waterton, Ellis &amp; Wynne, 2013). Il s'agit d'&#233;valuer comment, au sein des disciplines scientifiques, des techniques se mettent en place pour proposer une alternative ou un compl&#233;ment num&#233;ris&#233; &#224; la science exp&#233;rimentale. La biodiversit&#233; a &#233;t&#233; assimil&#233;e &#224; l'&#233;tat des donn&#233;es disponibles (Bowker, 2000) mais d'autres secteurs le sont &#233;galement comme la m&#233;t&#233;orologie ou l'&#233;tude des d&#233;sastres (McCormick, 2012 ; Lin et al., 2016).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; la mise en place d'infrastructures d'informations en open source qui n&#233;cessitent d'&#234;tre r&#233;&#233;valu&#233;es &#224; l'aune de la sociologie et de l'histoire des sciences (Bowker &amp; Star, 1999). L'apport cognitif du savoir scientifique est souvent coupl&#233; &#224; une administration de la nature qui initie des sondages de terrain, des r&#233;coltes statistiques et des algorithmes de mod&#233;lisation des donn&#233;es num&#233;riques (Fortier &amp; Alphand&#233;ry 2017 ; Latour, 2016 ; Sismondo, 2008).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; des pratiques communautaires visant la cr&#233;ation de connaissances pour la contestation de projet locaux (Ottinger, 2013 ; Gabrys 2016) ou encore des activit&#233;s d'amateurs du dimanche qui alimentent les bases de donn&#233;es sur la connaissance et la protection de la nature (Heaton et al., 2018). C'est en particulier une des sources de d&#233;finition du tournant citoyen dans les sciences qui se joue dans cet investissement des savoirs acad&#233;miques par des communaut&#233;s (Irwin, 2002).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Modalit&#233;s de soumission&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les propositions de contribution seront d'abord &#233;valu&#233;es sur la base d'un r&#233;sum&#233; de 3000 signes maximum attendu avant le 29 octobre 2021, envoy&#233; par couriel aux trois &#233;diteurs invit&#233;s du num&#233;ro de la Revue d'Anthropologie des Connaissances : Lorna Heaton (lorna.heaton@umontreal.ca), Florian Charvolin (florian.charvolin@gmail.com) et Agn&#232;s Fortier (agnes.fortier@inrae.fr)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les contributions retenues, les textes complets des articles, au format de la Revue d'Anthropologie des Connaissances (maximum 65 000 signes) seront &#224; soumettre en ligne sur le site de la revue - &lt;a href=&#034;http://rac.inra-ifris.org/index.php/rac/login?source=%2Findex.php%2Frac%2Fuser&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://rac.inra-ifris.org/index.php/rac/login?source=%2Findex.php%2Frac%2Fuser&lt;/a&gt; avant le 1er avril 2022.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les auteur&#183;e&#183;s peuvent &#233;ventuellement contacter les coordinateurs du dossier avant de soumettre leur proposition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bibliographie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Akrich, M., Barthe, Y. &amp; R&#233;my, C. (2010) Sur la piste environnementale : Menaces sanitaires et mobilisations profanes. Paris : Presses de l'&#201;cole des Mines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Beuscart, J-S., Cardon, D., Pissard, N. &amp; Prieur, C. (2009). Pourquoi partager mes photos de vacances avec des inconnus. R&#233;seaux, (154), 91-129. &lt;a href=&#034;https://doi.org/10.3917/res.154.0091&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://doi.org/10.3917/res.154.0091&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bowker, G. (2000). Biodiversity, Datadiversity. Social Studies of Science, 30(5), 643-683. &lt;a href=&#034;https://doi.org/10.1177/030631200030005001&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://doi.org/10.1177/030631200030005001&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bowker, G. &amp; Star, S.L. (1999). Sorting things out. Cambridge : MIT Press.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Brown, P. (2007). Toxic Exposures : Contested Illnesses and the Environmental Health Movement. New York : Columbia University Press.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Charvolin, F. (2019). Les sciences participatives au secours de la biodiversit&#233;. Paris : &#201;ditions rue d'Ulm.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cornwell, M. L. &amp; Campbell, L. M. (2012). Co-producing conservation and knowledge : Citizen-based sea turtle monitoring in North Carolina, USA. Social Studies of Science, 42(1), 101-120. &lt;a href=&#034;https://doi.org/10.1177/0306312711430440&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://doi.org/10.1177/0306312711430440&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Denis, J. &amp; Pontille, D. (2012). Travailleurs de l'&#233;crit, mati&#232;re de l'information. Revue d'Anthropologie des Connaissances, (6)1, 1-20. &lt;a href=&#034;https://doi.org/10.3917/rac.015.0001&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://doi.org/10.3917/rac.015.0001&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
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&lt;p&gt;Strasser, B. J. (2019). Collecting experiments : making big data biology. Chicago : University of Chicago Press.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Waterton, C., Ellis, R. &amp; Wynne, B. (2013). Barcoding nature : shifting cultures of taxonomy in an age of biodiversity loss. London, New York : Routledge.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>3 | 2022 &#8211; Ecosyst&#232;mes et r&#233;gimes de production scientifique (Date de propositions : 1 d&#233;cembre 2021)</title>
		<link>https://www.socanco.org/article513.html</link>
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		<dc:date>2021-12-09T13:19:27Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>r&#233;dac chef</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;3 | 2022 &#8211; Ecosyst&#232;mes et r&#233;gimes de production scientifique (Ren&#233; Sigrist)&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.socanco.org/rubrique30.html" rel="directory"&gt;Archive appels&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Th&#233;matique de l'appel&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Historiens et sociologues admettent le plus souvent qu'au-del&#224; des &#233;pist&#233;mologies (Crombie, 1994, 1995) et des paradigmes dominants (Kuhn, 1962/1970), les sciences, m&#234;me les plus acad&#233;miques, se d&#233;veloppent dans des &#233;cosyst&#232;mes soci&#233;taux qui en structurent les pratiques et en d&#233;finissent les caract&#233;ristiques d'une mani&#232;re plus ou moins diff&#233;renci&#233;e selon les lieux (Livingstone, 2003), les configurations institutionnelles (Polanco, 1990), et bien entendu les &#233;poques (Pickstone, 2000, 2011). Etant de nature &#224; se combiner, ces facteurs sont susceptibles de cr&#233;er une multitude d'&#233;cosyst&#232;mes de recherche particuliers, certains s'instaurant en r&#233;gime dominant d'une &#233;poque, d'autres &#233;tant propres &#224; une communaut&#233; disciplinaire ou g&#233;ographique, d'autres encore n'&#233;tant que des niches (&#171; sites of science &#187;) existant &#224; l'int&#233;rieur ou en marge de ces principaux syst&#232;mes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains auteurs ont &#233;tudi&#233; ces structures de production scientifique en utilisant des concepts comme &#171; clusters de recherche &#187;, &#171; syst&#232;mes locaux de production &#187;, &#171; syst&#232;mes sectoriels d'innovation &#187; (Malherba, 2002), ou encore des notions de &#171; syst&#232;mes sociotechniques locaux &#187; ou de &#171; paysages macro-institutionnels &#187;, (Geels, 2004 ; Temple et al., 2007). Nous proposons les notions d'&#233;cosyst&#232;mes et de r&#233;gimes de production scientifique comme deux points de d&#233;parts pour une description renouvel&#233;e de l'organisation et des conditions de la recherche pass&#233;e ou pr&#233;sente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La notion d'&#233;cosyst&#232;me scientifique renvoie &#224; un ensemble d'&#233;l&#233;ments institutionnels, sociaux ou paradigmatiques qui, tout en agissant les uns sur les autres, orientent le d&#233;veloppement, la r&#233;gulation et la coordination des recherches. Les &#233;l&#233;ments qui le d&#233;finissent sont d'ordre institutionnel et financier, mais aussi moraux (valeurs associ&#233;es &#224; la recherche), pratiques (organes de publication, formes de reconnaissance des m&#233;rites, organisation des r&#233;seaux de collaboration) et bien entendu &#233;pist&#233;mologiques (r&#233;gimes de preuves, &#171; ways of knowing &#187;) et m&#233;thodologiques (instruments, paradigmes th&#233;oriques). La taille d'un &#233;cosyst&#232;me peut se limiter &#224; un laboratoire ou englober des communaut&#233;s plus vastes, qu'elles soient g&#233;ographiques ou disciplinaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les composantes des &#233;cosyst&#232;mes peuvent s'agencer de mani&#232;res diff&#233;rentes, de mani&#232;re &#224; produire des r&#233;gimes de production scientifique aux caract&#233;ristiques variables, que ces r&#233;gimes soient dominants, ou limit&#233;s &#224; de simples niches, ou encore de nature hybride. Un r&#233;gime d&#233;signe donc un mode particulier d'organisation de la recherche avec son r&#233;seau de relations, ses m&#233;canismes d'interaction et de coordination, ses proc&#233;dures de r&#233;gulation et de stabilisation, sa fa&#231;on de d&#233;limiter les fronti&#232;res des champs et d'organiser leurs &#233;changes entre eux ou avec d'autres syst&#232;mes, y compris les syst&#232;mes techniques et m&#233;dicaux. Un r&#233;gime se caract&#233;rise en d'autres termes par sa fa&#231;on d'articuler les composantes d'un &#233;cosyst&#232;me de recherche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La notion d'&#233;cosyst&#232;me met l'accent sur les ressources disponibles et sur la question de leur affectation (comp&#233;tition et/ou collaboration), sur les interactions avec l'environnement social au sens le plus large, peut-&#234;tre aussi sur l'h&#233;t&#233;rog&#233;n&#233;it&#233; de ses composantes et les &#233;changes entre celles-ci. La notion de r&#233;gime, par sa connotation politique, &#233;voque davantage les r&#232;gles constitutionnelles et implicites qui gouvernent une communaut&#233; de chercheurs, les syst&#232;mes de r&#233;gulation et les &#233;quilibres sans cesse ren&#233;goci&#233;s, les jeux de pouvoir, et surtout la question de la l&#233;gitimation et des finalit&#233;s de la recherche. En analysant les caract&#233;ristiques de quelques &#233;cosyst&#232;mes scientifiques, nous esp&#233;rons identifier les &#233;l&#233;ments qui assurent la sp&#233;cificit&#233; d'un r&#233;gime ou d'une niche particuli&#232;re de production de savoir, et de rep&#233;rer &#233;ventuellement les logiques qui pr&#233;sident &#224; leur &#233;mergence, &#224; leur affaiblissement, voire &#224; leur dissolution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Des contributions fond&#233;es sur le recul historique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rares sont les auteurs qui comme Pickstone (2000) se sont risqu&#233;s &#224; une synth&#232;se g&#233;n&#233;rale, divis&#233;e par p&#233;riodes, des r&#233;gimes &#233;pist&#233;mologiques et pratiques (&#171; ways of knowing &#187;) qui se sont succ&#233;d&#233;s dans l'histoire des sciences, techniques et de la m&#233;decine (STM) occidentales. Peu nombreux &#233;galement sont ceux qui comme Crombie (1994) ont tent&#233; d'&#233;tablir une typologie des strat&#233;gies de recherche scientifique qui ont travers&#233; l'histoire. Mais de telles synth&#232;ses ne peuvent se fonder que sur des &#233;tudes de cas dont les d&#233;coupages par p&#233;riode, par discipline, par entit&#233; politique ou par communaut&#233; de recherche restent parfaitement l&#233;gitimes. La caract&#233;risation institutionnelle des r&#233;gimes dominants ne peut en effet &#234;tre occult&#233;e, qu'il s'agisse des acad&#233;mies royales du 18e si&#232;cle, des universit&#233;s lib&#233;rales du 19e, de la Big Science de l'apr&#232;s-guerre ou des &#171; Silicon Valleys &#187; d'aujourd'hui. Le but du pr&#233;sent appel est de collecter des &#233;tudes de cas pr&#233;cises et historiquement situ&#233;es afin d'&#233;tablir une typologie des syst&#232;mes et des r&#233;gimes de production scientifique, qui &#233;largisse la s&#233;quence essentiellement institutionnelle &#233;tablie par un auteur comme Polanco (1990) pour le cas de la France. Les donn&#233;es ainsi collect&#233;es devraient aussi &#233;clairer la p&#233;riode contemporaine, qui reste per&#231;ue de mani&#232;res assez diverses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'organisation contemporaine de la recherche a en effet &#233;t&#233; caract&#233;ris&#233;e par Wagner (2008) comme fond&#233;e sur l'existence de &#171; coll&#232;ges invisibles &#187; bas&#233;s sur des r&#233;seaux transnationaux qui auraient pris le relais de la &#171; Big Science &#187; des Etats, mais en demeurant toujours d&#233;pendants financi&#232;rement de ces Etats pour une large partie de leurs ressources. L'autonomie et le fonctionnement horizontal de ces r&#233;seaux globaux cr&#233;ent des tensions avec les bailleurs de fonds et g&#233;n&#232;re une situation complexe au niveau de la gestion du bien public que repr&#233;sente la connaissance scientifique. Pour leur part, Gibbons et al. (1994), Nowotny, Scott et Gibbons (2001) ont suppos&#233; l'existence d'un basculement r&#233;cent entre un mode 1 assez traditionnel de connaissances produites dans un contexte gouvern&#233; par une communaut&#233; scientifique autonome, vers un mode 2 de connaissances produites dans un contexte gouvern&#233; par l'application et la coop&#233;ration interdisciplinaire au sein de partenariats entre public et priv&#233;. Cette vision exag&#233;r&#233;ment simplifi&#233;e ignore une multiplicit&#233; de modes d'existence de la science en soci&#233;t&#233;, une diversit&#233; dans les fa&#231;ons de produire des connaissances et de les r&#233;guler que n'a pas manqu&#233; de souligner un auteur comme Pestre (2003).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#233;gime contemporain dominant semble en effet se caract&#233;riser par l'industrialisation de la recherche, la concentration et la standardisation des &#233;quipements, ainsi que par la circulation globalis&#233;e des personnes et des donn&#233;es. Apparemment affranchis des contraintes institutionnelles par la massification des &#233;changes de donn&#233;es, qui multiplient les opportunit&#233;s de combinaisons de savoir, les chercheuses et chercheurs circulent plus facilement que jamais d'un centre &#224; un autre, ce qui facilite leur acc&#232;s aux &#233;quipements et autres ressources mat&#233;rielles. Il s'agit d'un avantage particuli&#232;rement important dans les sciences exigeant des &#233;quipements lourds. Mais ces &#233;quipements favorisent aussi la concentration de l'activit&#233; de recherche dans quelques clusters particuliers comme dans le cas de la Silicon Valley, dont Sadin (2016) a &#233;tudi&#233; la gen&#232;se et l'impact universel en d&#233;montrant &#224; quel point il a colonis&#233; les esprits des d&#233;cideurs et des chercheurs dans le monde entier. Cette colonisation des esprits para&#238;t en effet attest&#233;e par la multiplication des incubateurs de start up technologiques et plus g&#233;n&#233;ralement par le d&#233;veloppement d'un &#233;cosyst&#232;me num&#233;rique global.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutefois, si la globalisation de la recherche, encore acc&#233;l&#233;r&#233;e par la g&#233;n&#233;ralisation des plates-formes num&#233;riques, est une dimension majeure de la p&#233;riode contemporaine, des auteurs ont cependant d&#233;montr&#233; la forte persistance des collaborations nationales et locales (Grossetti 1994), dans un contexte g&#233;n&#233;ral de d&#233;concentration g&#233;ographique des communaut&#233;s de chercheurs (Eckert et al. 2014).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ces conditions, la question se pose de savoir si l'on est d&#233;j&#224; entr&#233; dans un r&#233;gime de production scientifique tellement globalis&#233; qu'il a donn&#233; naissance &#224; une forme de recherche enti&#232;rement indiff&#233;renci&#233;e sur toute la surface du globe, ou s'il existe encore des &#233;cosyst&#232;mes et des niches de recherche rev&#234;tues de sp&#233;cificit&#233;s identifiables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'analyse de cas historiques devrait fournir des points de comparaison et des outils d'analyse. Elle devrait permettre en particulier d'interroger la notion de production scientifique au-del&#224; de la production de textes ou du d&#233;p&#244;t de brevets et de r&#233;introduire la question des finalit&#233;s de la recherche en examinant la r&#233;appropriation des r&#233;sultats par les destinataires suppos&#233;s du savoir, qu'ils en soient les commanditaires ou pas. Elle permettrait aussi de mettre en perspective l'&#233;volution de la notion de communaut&#233; de chercheurs, que celle-ci soit r&#233;elle ou imaginaire (Anderson, 1983), et d'analyser les valeurs qui la mobilisent, ou qui sont cens&#233;es le faire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Th&#233;matiques possibles&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Les composantes ou les caract&#233;ristiques institutionnelles, sociales, g&#233;ographiques, m&#233;thodologiques, th&#233;matiques ou r&#233;ticulaires qui d&#233;finissent un &#233;cosyst&#232;me scientifique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Identification des logiques dominantes (marchande, &#233;tatique, professionnelle, consum&#233;riste, civique) d'un r&#233;gime scientifique. Etude de ses m&#233;canismes de r&#233;gulation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Identification de niches fonctionnant au sein ou en marge d'un r&#233;gime dominant. Hybridation des &#233;cosyst&#232;mes et des r&#233;gimes scientifiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; La constitution, la transformation et/ou la permanence d'un &#233;cosyst&#232;me ou d'un r&#233;gime de production de connaissances, ainsi que de leurs composantes. Cycle de vie et questions de p&#233;riodisation&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Taille des &#233;cosyst&#232;mes : niche locale ou syst&#232;me global ? Faut-il y inclure les sciences, les techniques et la m&#233;decine dans une m&#234;me analyse ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Impact d'un &#233;cosyst&#232;me ou d'un r&#233;gime scientifique sur le statut des chercheurs et sur l'orientation et la finalit&#233; de leurs recherches.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Modalit&#233;s de soumission&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les contributions retenues, les textes complets des articles, au format de la Revue d'Anthropologie des Connaissances (maximum 65 000 signes) seront &#224; soumettre en ligne sur &lt;a href=&#034;http://rac.inra-ifris.org/index.php/rac/login?source=%2Findex.php%2Frac%2Fuser&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;le site de la revue&lt;/a&gt; avant le 1er d&#233;cembre 2021.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les auteurs peuvent &#233;ventuellement contacter les coordinateurs du dossier avant de soumettre leur proposition : sigrist.rene@bluewin.ch&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bibliographie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Anderson, Benedict (1983). Imagined Communities. Reflections on the Origin and Spread of Nationalism. London : Verso Editions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Crombie, A. (1994). Styles of Scientific Thinking in the European Tradition : The History of Argument and Explanation Especially in the Mathematical and Biomedical Sciences and Arts. London : Duckworth (3 vols).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Crombie, A. (1995). Commitments and styles of European scientific thinking. History of Science, 33(2), 225&#8211;238.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Eckert, D., Grossetti, M., J&#233;gou, L. &amp; Maisonobe, M. (2014). Les villes de science dans le monde, Mappemonde, 116 (4), 1-16.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gibbons, M., Limoges, C., Nowotny, H., Schwartzman, S., Scott, P. &amp; Trow, M. (1994). The new production of knowledge. The dynamics of science and research in contemporary societies, London : Sage Publications.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Geels, F.W. (2004). From Sectoral Systems of Innovation to Socio-technical Systems : Insights about Dynamics and Change from Sociology and Institutional Theory, Research Policy, 33(6-7), 897-920.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Grossetti, M. (1994). Universit&#233; et Territoire. Un syst&#232;me scientifique local, Toulouse et Midi-Pyr&#233;n&#233;es, Toulouse, Presses Universitaires du Mirail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Kuhn, T. S. (1962/1970). The Structure of Scientific Revolutions. Chicago : The University of Chicago Press.&lt;br class='autobr' /&gt;
DOI : 10.1119/1.1969660&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Livingstone, D. N. (2003). Putting Science in its Place. Geographies of Scientific Knowledge. Chicago and London : The University of Chicago Press.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malherba, F. (2002). Sectoral Systems of Innovation and Production. Research Policy, 31, 247&#8211;264.&lt;br class='autobr' /&gt;
DOI : 10.1016/S0048-7333(01)00139-1&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nowotny, H., Scott, J. &amp; Gibbons, N. (2001). Repenser la science. Paris : Belin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pestre, D. (2003). Regimes of Knowledge Production in Society : Towards a More Political and Social Reading. Minerva, 41, 245-261.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pickstone, J. (2000). Ways of Knowing. A New History of Science, Technology and Medicine. Manchester : Manchester University Press.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pickstone, J. (2011). Sketching Together the Modern Histories of Science, Technology, and Medicine. Isis, 102, p, 123-133.&lt;br class='autobr' /&gt;
DOI : 10.1086/657506&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Polanco, X. (1990). Les mod&#232;les de d&#233;veloppement de la science fran&#231;aise (de 1666 &#224; nos jours), In X. Polanco (dir.), Naissance et d&#233;veloppement de la science-monde. Production et reproduction des communaut&#233;s scientifiques en Europe et en Am&#233;rique latine (pp. 177-234). Paris : La D&#233;couverte / Conseil de l'Europe / Unesco.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sadin, E. (2016). La silicolonisation du monde. L'irr&#233;sistible expansion du lib&#233;ralisme num&#233;rique. Paris : L'Echapp&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Temple, L., Machicou Ndzesop, N., Fongang Fouepe, G., Ndoumbe Nkeng, M. &amp; Math&#233;, S. (2017). Syst&#232;me National de Recherche et d'Innovation en Afrique : le cas du Cameroun. Innovations, 53(2), 41-67. &lt;a href=&#034;https://doi.org/10.3917/inno.pr1.0014&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://doi.org/10.3917/inno.pr1.0014&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
DOI : 10.3917/inno.pr1.0014&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Wagner, C. S. (2008). The New Invisible Colleges. Science for Development. Washington DC : Brookings Institutions Press.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Controverses maritimes : connaissances et r&#233;gulations (Date limite de r&#233;ception des articles : 14 mai 2021), dossier dirig&#233; par Nicolas Benvegnu, H&#233;l&#232;ne Desfontaines et Sarah Ghaffari</title>
		<link>https://www.socanco.org/article510.html</link>
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		<dc:date>2021-02-13T10:33:16Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>r&#233;dac chef</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Controverses maritimes : connaissances et r&#233;gulations (Date limite de r&#233;ception des articles : 14 mai 2021), dossier dirig&#233; par Nicolas Benvegnu, H&#233;l&#232;ne Desfontaines et Sarah Ghaffari&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.socanco.org/rubrique30.html" rel="directory"&gt;Archive appels&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Controverses maritimes : connaissances et r&#233;gulations (Date limite de r&#233;ception des articles : 14 mai 2021), dossier dirig&#233; par Nicolas Benvegnu, H&#233;l&#232;ne Desfontaines et Sarah Ghaffari&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Appel &#224; articles : Ignorance(s). Dossier coordonn&#233; par Laura Barbier, Soraya Boudia, Ma&#235;l Goumri et Justyna Moizard-Lanvin (propositions pour le 30 Novembre 2020)</title>
		<link>https://www.socanco.org/article503.html</link>
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		<dc:date>2020-06-26T23:58:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>r&#233;dac chef</dc:creator>



		<description>&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Ignorance(s)&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ignoranc(s) : Dossier coordonn&#233; par Laura Barbier, Soraya Boudia, Ma&#235;l Goumri et Justyna Moizard-Lanvin (date limite de r&#233;ception des articles : 30 Nov 2020)&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.socanco.org/rubrique30.html" rel="directory"&gt;Archive appels&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Ignorance(s)&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dossier coordonn&#233; par Laura Barbier, Soraya Boudia, Ma&#235;l Goumri et Justyna Moizard-Lanvin&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_154 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://www.socanco.org/IMG/pdf/rac_15_3_appel_ignorances.pdf' class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 165 kio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='https://www.socanco.org/local/cache-vignettes/L64xH64/pdf-b8aed.svg?1772800952' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;L'ignorance est depuis plus d'une dizaine d'ann&#233;es une th&#233;matique de recherche en vogue aussi bien en sociologie, en philosophie, en histoire ou en anthropologie. Elle donne lieu &#224; une litt&#233;rature foisonnante dont t&#233;moigne notamment la publication d'un handbook international d&#233;di&#233; aux Ignorance Studies (Gross &amp; McGoey, 2015). Les travaux qui lui sont consacr&#233;s, ont contribu&#233; &#224; apporter un regard in&#233;dit sur la mani&#232;re d'&#233;tudier la production et la non production des connaissances ainsi que ses diff&#233;rents usages sociaux et politiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'objectif de ce dossier est d'analyser les diff&#233;rentes formes et modes d'existence de l'ignorance ainsi que les effets &#233;pist&#233;miques, sociaux et politiques de leurs analyses. L'int&#233;r&#234;t du th&#232;me de l'ignorance a &#233;t&#233; popularis&#233; par un ensemble de travaux marquants, ceux des historiens G&#233;rard Markowitz et David Rosner sur la sant&#233; au travail (Markowitz &amp; Rosner, 2002), puis ceux de Robert Proctor et Londa Schiebinger qui ont d&#233;velopp&#233; avec succ&#232;s la notion d'agnotologie pour d&#233;signer &#224; la fois l'&#233;tude et la production de l'ignorance (Proctor &amp; Schiebinger, 2008). Ces travaux ont montr&#233; l'entretien artificiel par des industriels de controverses scientifiques visant &#224; alimenter le doute sur les effets nocifs de produits comme le plomb ou le tabac (Proctor, 2014). S'en est suivi un ensemble important de contributions documentant les strat&#233;gies de dissimulation de donn&#233;es, de construction de doute dans l'espace public, de lobbying agressif, voire de corruption d'acteurs scientifiques, administratifs ou politiques dans des dossiers comme ceux du r&#233;chauffement climatique, du tabagisme passif ou de l'amiante (Michaels, 2008 ; Oreskes &amp; Conway, 2011 ; Th&#233;baud-Mony, 2014). L'approche par l'agnotologie est aujourd'hui dominante et visible dans l'espace public en raison notamment de la contribution de ces travaux &#224; des proc&#232;s aux &#201;tats-Unis et du harc&#232;lement dont ont &#233;t&#233; victimes une partie des chercheurs. Cette approche a &#233;t&#233; adopt&#233;e par de nombreux journalistes s'int&#233;ressant aux industries chimiques, pharmaceutiques ou p&#233;troli&#232;res &#171; marchandes de doute &#187; ainsi que dans l'&#233;tude des collusions entre experts, acteurs &#233;conomiques et politiques (Foucart, 2013, 2019 ; Horel, 2015, 2018).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La nouvelle sociologie politique des sciences (Frickel &amp; Moore, 2006) a propos&#233; une autre approche de l'ignorance, en s'int&#233;ressant aux dimensions institutionnelles et structurelles de la production de l'ignorance et la non-production de connaissances, d&#233;sign&#233;e de science non faite (undone science). Sous ce dernier terme sont r&#233;unies des recherches non financ&#233;es, ou g&#233;n&#233;ralement ignor&#233;es alors que nombre d'acteurs (mouvements sociaux ou organisations de la soci&#233;t&#233; civile) les identifient comme n&#233;cessaires, notamment dans le cas de probl&#232;mes sanitaires environnementaux (Frickel et al, 2010 ; Hess 2015). Dans cette approche, la production sociale de l'ignorance est partie int&#233;grante d'une &#171; politique de la connaissance &#187; qui prend place dans des situations d'asym&#233;tries. Dans le prolongement de ces r&#233;flexions, et en s'inscrivant plut&#244;t dans une sociologie des organisations, d'autres auteurs ont propos&#233; d'&#233;tudier l'ignorance en analysant les strat&#233;gies de non connaissance (strategic unknowns) en montrant que, tout autant que l'accumulation de connaissances, elles s'inscrivent dans des strat&#233;gies d'acteurs pour maintenir leur position de pouvoir ou constituent des ressources pour rejeter toute responsabilit&#233; &#224; la suite d'une crise (McGoey, 2012, 2014).&lt;br class='autobr' /&gt;
A c&#244;t&#233; de ces contributions, d'autres soulignent les limites d'une approche centr&#233;e sur la seule production intentionnelle d'une ignorance &#224; vis&#233;e strat&#233;gique. Mathias Girel identifie notamment une forme de &#171; zone grise &#187; o&#249; le niveau d'intentionnalit&#233; de la production d'ignorance est souvent indiscernable (Girel, 2017). D'autres travaux se r&#233;clamant de la nouvelle sociologie politique des sciences ont largement contribu&#233; &#224; identifier diff&#233;rents types ou situations de production d'ignorance. Ils montrent notamment que l'ignorance peut &#234;tre davantage le produit de cadrages et de dispositions organisationnelles qu'une strat&#233;gie d&#233;lib&#233;r&#233;e. Ils se sont int&#233;ress&#233;s pour cela aux approches routini&#232;res peu questionn&#233;es ou encore aux &#233;carts entre mod&#232;les de laboratoire et pratiques de terrain, notamment dans le cas de l'&#233;valuation des risques (Kleinman &amp; Suryanarayanan, 2013 ; Frickel &amp; Edwards, 2014). Ces contributions mettent en &#233;vidence des formes syst&#233;miques de production et d'entretien de l'ignorance, concomitantes et incorpor&#233;es dans les processus de production des connaissances. Elles viennent ainsi poser de mani&#232;re renouvel&#233;e la question de la production situ&#233;e des savoirs en s'int&#233;ressant aussi bien aux pratiques scientifiques qu'aux rapports sociaux asym&#233;triques dans lesquels ces pratiques sont ins&#233;r&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous proposons de reconsid&#233;rer de mani&#232;re critique les apports et les limites des &#233;tudes de l'ignorance. Nous souhaitons notamment examiner comment l'ignorance est devenue un th&#232;me central dans plusieurs champs disciplinaires, en particulier dans les &#233;tudes des sciences, des techniques et de l'environnement. Plus que de faire un &#233;tat des lieux, nous proposons d'adopter une d&#233;marche r&#233;flexive pour rendre compte de ce que les travaux r&#233;alis&#233;s ont permis de faire &#233;merger, comment ils ont renouvel&#233; les questions investies mais aussi ce que sont leurs effets de cadrage en examinant notamment ce qu'ils r&#233;duisent ou laissent dans l'ombre. Nous souhaitons &#233;galement mettre en discussion comment ces &#233;tudes peuvent &#234;tre renouvel&#233;es et &#233;largies en explorant l'ignorance dans sa diversit&#233;, en travaillant &#224; clarifier les dynamiques complexes qui lient ignorances, savoirs, et incertitudes dans diff&#233;rentes configurations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les contributions attendues combineront travaux empiriques et r&#233;flexions th&#233;oriques, et peuvent &#234;tre ancr&#233;es dans une vari&#233;t&#233; de champs disciplinaires en sciences humaines et sociales. Elles pourront notamment aborder les questions r&#233;unies dans les trois axes suivants :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1.	&lt;strong&gt;Politique de l'ignorance&lt;/strong&gt;. Les politiques de production d'ignorance et les multiples usages de l'ignorance dans l'&#233;laboration de diff&#233;rentes politiques ont concentr&#233; un nombre important de travaux. A ceux cit&#233;s pr&#233;c&#233;demment s'ajoutent d'autres portant sur les usages de l'ignorance dans l'action et l'inaction publiques (Culpepper, 2010 ; Dedieu &amp; Jouzel, 2015 ; Henry, 2017). Les articles attendus pourraient explorer finement les modes de production de l'ignorance, proposer des typologies, et contribuer &#224; &#233;clairer de mani&#232;re renouvel&#233;e les liens entre savoirs et politiques. Ils pourraient explorer les diff&#233;rents statuts de l'ignorance dans un ensemble d'activit&#233;s, ses usages comme un instrument de gouvernement, par exemple dans la mod&#233;lisation, anticipation, construction de sc&#233;narios ou diff&#233;rentes actions relevant de politiques bas&#233;es sur des preuves (evidence-based). Ils pourraient &#233;galement proposer des analyses sur les liens entre les politiques de l'incertitude et celles de l'ignorance, notamment dans des configurations pand&#233;miques comme celle de la Covid-19 ou dans l'&#233;tude de probl&#232;mes complexes, sans solutions simples (wicked problems).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2.	&lt;strong&gt;L'ignorance : une &#171; f&#233;tichisation &#187; des donn&#233;es ?&lt;/strong&gt; Dans les nombreux travaux sur l'ignorance, la question des donn&#233;es, leur production et non production, leurs usages et m&#233;susages, tiennent une place centrale. Quels que soient les diff&#233;rents acteurs en pr&#233;sence, ils s'accordent explicitement ou implicitement sur la centralit&#233; des donn&#233;es dans la construction et la d&#233;finition des probl&#232;mes, dans le processus de d&#233;cision comme dans celui de l'&#233;valuation des actions. Il en r&#233;sulte parfois une repr&#233;sentation de la science comme un arbitre neutre des conflits. Les acteurs qui mobilisent la question de l'ignorance contribuent ainsi &#224; une forme de scientifisation de l'action, y compris celle des mouvements sociaux (Shapiro et al., 2017). Les contributions attendues pourraient explorer les partis pris &#233;pist&#233;miques et politiques de telles postures. Quelles sont les conceptions des savoirs sous-jacentes aux travaux sur l'ignorance ou aux mobilisations autour du th&#232;me ? Comment par exemple la demande de donn&#233;es renforce une rationalit&#233; technique de l'action, contre laquelle une partie des STS met en garde au profit d'une attention plus grande &#224; l'exp&#233;rience des populations (Liboiron et al., 2018) ? Les contributions pourraient &#233;galement porter sur l'impact de l'essor des big data dans les approches de l'ignorance ou questionner la mani&#232;re dont cette &#171; f&#233;tichisation &#187; des donn&#233;es est aussi une source de production de l'ignorance. Enfin, les contributions pourraient porter sur des revendication de formes volontaires d'ignorance, individuelles ou collectives (patients, cr&#233;ateurs&#8230;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3.	&lt;strong&gt;Ce que l'ignorance fait aux sciences sociales&lt;/strong&gt;. Ce troisi&#232;me axe cherche &#224; susciter des propositions r&#233;flexives sur les pratiques des chercheurs en sciences sociales lorsqu'ils s'emparent de la th&#233;matique de l'ignorance et les effets des &#233;tudes de l'ignorance sur les champs disciplinaires qui les &#233;tudient. Les contributions pourraient analyser la port&#233;e politique des travaux sur l'ignorance. Comment contribuent-ils aux d&#233;bats sur des probl&#232;mes fortement m&#233;diatis&#233;s ? Quels liens entretiennent leurs auteurs avec diff&#233;rents acteurs, notamment les journalistes travaillant sur les m&#234;mes sujets &#224; l'origine de nombreuses donn&#233;es mobilis&#233;es en sciences sociales ? Les contributions pourraient plus particuli&#232;rement analyser les effets du passage d'une focalisation sur les connaissances &#224; celle sur l'ignorance, tenant parfois insuffisamment compte des acquis des STS sur les dimensions situ&#233;es et toujours mouvantes de la production des donn&#233;es scientifiques. Comment les travaux sur l'ignorance conduisent-ils &#224; repolitiser d'une nouvelle mani&#232;re l'&#233;tude des sciences et techniques ? Comment combiner des analyses de la production et usages de l'ignorance avec celle sur l'appr&#233;hension de probl&#232;mes complexes sans consensus scientifique ou en situation d'incertitude radicale et irr&#233;ductible ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces axes constituent des pistes non exhaustives et toute proposition en lien avec le sujet g&#233;n&#233;ral sans entrer dans l'un de ces axes sera appr&#233;ci&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Modalit&#233;s de soumission&lt;/h2&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;ATTENTION Nous avons un arr&#234;t du serveur sur lequel se situe notre plateforme &#233;ditoriale. Merci de contacter directement les &#233;diteurs invit&#233;s ou un membre du comit&#233; de r&#233;daction pour envoyer vos articles ou propositions d'article. Merci
La R&#233;daction&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les textes complets des articles, au format de la Revue d'Anthropologie des Connaissances (maximum 65 000 signes) seront &#224; soumettre en ligne sur &lt;a href=&#034;http://rac.inra-ifris.org/index.php/rac/login?source=%2Findex.php%2Frac%2Fuser&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;le site &#233;ditorial de la Revue d'Anthropologie des Connaissances&lt;/a&gt; avant le 30 novembre 2020.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les auteur&#183;e&#183;s peuvent contacter les coordinateur&#183;trice&#183;s du dossier avant de soumettre leur proposition : Laura Barbier (barbier.laura@gmail.com) et Soraya Boudia (soraya.boudia@parisdescartes.fr).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Bibliographie&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Culpepper, P. (2010). Quiet Politics and Business Power : Corporate Control in Europe and Japan. Cambridge : Cambridge University Press.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dedieu, F. &amp; Jouzel, J.N. (2015). Comment ignorer ce que l'on sait ?. Revue fran&#231;aise de sociologie, 56(1), 105&#8209;133.&lt;br class='autobr' /&gt;
Foucard, S. (2013). La fabrique du mensonge : comment les industriels manipulent la science et nous mettent en danger. Paris : Deno&#235;l.&lt;br class='autobr' /&gt;
Foucard, S. (2019). Et le monde devient silencieux. Comment l'agrochimie a d&#233;truit les insectes. Paris : Le Seuil.&lt;br class='autobr' /&gt;
Frickel, S. &amp; Moore, K. (Eds). (2006). The New Political Sociology of Science. Institutions, Networks, and Power. Madison : University of Wisconsin Press.&lt;br class='autobr' /&gt;
Frickel, S., Howard, J. Gibbon S. &amp; Kempner, J. (2010). Undone Science : Charting Social Movement and Civil Society Challenges to Research Agenda Setting. Science, Technology, &amp; Human Values, 35(4),&#8239;444-473.&lt;br class='autobr' /&gt;
Frickel, S. &amp; Edwards, M. (2014). Untangling Ignorance in Environmental Risk Assessment. In S. Boudia &amp; N. Jas (Eds), Powerless science ? Science and politics in a toxic world. New York : Berghahn Books.&lt;br class='autobr' /&gt;
Girel, M. (2017). Science et territoires de l'ignorance. Versailles : &#201;ditions Quae.&lt;br class='autobr' /&gt;
Henry, E. (2017). Ignorance scientifique et inaction publique. Les politiques de sant&#233; au travail, Paris, Presses de Sciences Po.&lt;br class='autobr' /&gt;
Hess, D. (2015). Undone science and social movements. A review and typology. In M. Gross &amp; L. McGoey (2015). Routledge International Handbook of Ignorance Studies. Londres, New York : Routledge, Taylor &amp; Francis Group.&lt;br class='autobr' /&gt;
Horel, S. (2015). Intoxication. Perturbateurs endocriniens, lobbyistes, eurocrates : une bataille d'influence contre la sant&#233;. Paris : La d&#233;couverte.&lt;br class='autobr' /&gt;
Horel, S. (2018). Lobbytomie. Comment les lobbies empoisonnent nos vies et la d&#233;mocratie. Paris : La d&#233;couverte. &lt;br class='autobr' /&gt;
Kleinman, D. L. &amp; Suryanarayanan, S. (2013). Dying Bees and the Social Production of Ignorance. Science, Technology, &amp; Human Values, 38(4), 492&#8211;517.&lt;br class='autobr' /&gt;
Markowitz, G. &amp; Rosner, D. (2002). Deceit and Denial : The Deadly Politics of Industrial Pollution. Berkeley : University of California Press.&lt;br class='autobr' /&gt;
McGoey, L. (2012). Strategic Unknowns : Towards a Sociology of Ignorance, Economy and Society, 41(1), 1-16.&lt;br class='autobr' /&gt;
McGoey, L. (2014). An Introduction to the Sociology of Ignorance. Essays on the Limits of Knowing. New York : Routledge&lt;br class='autobr' /&gt;
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&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Les articles (non les propositions de r&#233;sum&#233;) &lt;a href=&#034;http://rac.inra-ifris.org/index.php/rac/login?source=%2Findex.php%2Frac&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;doivent &#234;tre d&#233;pos&#233;s sur le site &#233;ditorial de la revue&lt;/a&gt; de la Revue d'Anthropologie des Connaissances en utilisant la feuille de style de la revue et en respectant les &lt;a href=&#034;http://www.ird.fr/socanco/article1.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;r&#232;gles de r&#233;daction et notamment l'anonymat pour permettre une &#233;valuation &#034;en aveugle&#034;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;a href='https://www.socanco.org/article1.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Voir les instructions aux auteurs&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Longueur des articles : 45.000 signes &#224; accompagner d'un r&#233;sum&#233; en fran&#231;ais. Si l'article est retenu il faudrait forunir un r&#233;sum&#233; en anglais et si possible espagnol de 250 mots.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;a href='https://www.socanco.org/article1.html#soumettre'&gt;Comment soumettre un article ?&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;a href='https://www.socanco.org/article1.html#pourStylesWord' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Comment utiliser les feuilles de styles de la RAC sous WORD ?&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;a href='https://www.socanco.org/article1.html#anonymes' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Comment rendre un article &#171; anonyme &#187; ?&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Appel &#224; articles : Rencontres entre STS et philosophie des sciences et des techniques (date limite : 13 Septembre 2020)</title>
		<link>https://www.socanco.org/article502.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.socanco.org/article502.html</guid>
		<dc:date>2020-06-05T01:13:47Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>r&#233;dac chef</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Rencontres entre STS et philosophie des sciences et des techniques, dossier coordonn&#233; par Juan-Carlos Moreno&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.socanco.org/rubrique30.html" rel="directory"&gt;Archive appels&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Appel &#224; articles : Rencontres entre STS et philosophie des sciences et des techniques&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Dossier coordonn&#233; par Juan-Carlos Moreno&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt; :&lt;br class='autobr' /&gt;
Date limite de r&#233;ception des articles : 13 septembre 2020&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Revenir sur quelques rencontres entre STS et philosophie des sciences et des techniques : effets, conditions et gains possibles des mises en relation entre approches et perspectives qui &#233;tudient les sciences et technologies.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Probl&#233;matique&lt;/h2&gt;&lt;div class='spip_document_153 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;66&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://www.socanco.org/IMG/pdf/rac_15-2_sts_et-_philolosophie_des_sciences.pdf' class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 176.8 kio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='https://www.socanco.org/local/cache-vignettes/L64xH64/pdf-b8aed.svg?1772800952' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre crayon document-titre-153 '&gt;&lt;strong&gt;Appel 2-2021 - STS et philosophie des sciences et des techniques
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Depuis le milieu du 20&#232;me si&#232;cle, les courants de pens&#233;e qui se sont donn&#233;s pour objet l'&#233;tude des sciences et technologies ont pris de l'ampleur et se sont diversifi&#233;s de mani&#232;re significative ; ils ont construit leurs propres traditions intellectuelles et cadres th&#233;oriques. Le d&#233;veloppement rapide et dynamique des STS et son &#233;volution passant de l'&#233;tude sociale des sciences et technologies (laissant parfois supposer que S&amp;T sont un monde &#224; part) &#224; l'&#233;tude des &#8220;sciences et technologies en soci&#233;t&#233;&#8221; a, en particulier, entra&#238;n&#233; la remise en question du point de vue privil&#233;gi&#233; qu'avaient les perspectives traditionnelles en philosophie de la science et de la technologie et les a somm&#233;es de s'assumer comme points de vue particuliers, sans privil&#232;ge &#233;pist&#233;mique. Gr&#226;ce aux contributions de courants de recherche comme la sociologie de la connaissance scientifique (SSK), l'histoire des sciences et l'anthropologie des sciences, les cadres th&#233;oriques, les probl&#233;matiques et les d&#233;bats ont &#233;t&#233; redessin&#233;s et enrichis de fa&#231;on significative.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chemin faisant, des rapprochements th&#233;oriques productifs ont &#233;merg&#233;, par exemple chez les auteurs suivants o&#249; les &#233;changes entre les domaines mentionn&#233;s sont explicites (Hacking, 2002, 1999, 1983 ; Rouse, 2011, 2002, 1999, 1996, 1993 ; Latour, 1999a, 1999b, 1987 ; Mart&#237;nez, 2015, 2008 ; Daston, 2011, 2009, 2007, 2000 ; Rheinberger, 2010, 1997 ; Pestre, 2006) mais aussi de la distanciation et du cloisonnement disciplinaire, li&#233;s &#224; des diff&#233;rences de cadre th&#233;orique et de m&#233;thode d'analyse autant qu'&#224; des pr&#233;jug&#233;s et &#224; des contextes qui ont limit&#233; l'examen conjoint des questions et le d&#233;veloppement de discussions. Apr&#232;s plusieurs d&#233;cennies, l'&#233;cart entre la philosophie de la science, la philosophie de la technologie et les &#233;tudes sociales des sciences et technologies s'est parfois creus&#233; (Barberousse, 2018).&lt;br class='autobr' /&gt;
Les philosophes de la science semblent parfois se m&#233;fier des sciences sociales et de toutes les analyses qui en d&#233;coulent. Ils semblent &#233;galement s'accrocher &#224; l'&#233;tude des th&#233;ories scientifiques, d'un point de la vue aprioristique, sans vraiment de contenu empirique, tandis qu'ils sous-&#233;valuent et ignorent souvent l'ampleur, la vari&#233;t&#233; et la f&#233;condit&#233; des &#233;tudes portant sur les pratiques scientifiques et sur les processus sociaux, mat&#233;riels et techniques, au d&#233;triment aussi des &#233;tudes technologiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De leur c&#244;t&#233;, les &#233;tudes sociales des sciences et technologies semblent nourrir l'id&#233;e d'une bien faible pertinence de la philosophie pour l'analyse des probl&#233;matiques au c&#339;ur des sciences et technologies contemporaines. Mettant en avant les analyses empiriques et les &#233;tudes de cas, elles auraient parfois tendance &#224; diluer et &#224; instrumentaliser les cadres, les concepts et les probl&#232;mes th&#233;oriques g&#233;n&#233;raux. Cela se traduit par deux limites principales :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Elles produisent un grand nombre d'&#233;tudes de cas sans revenir &#224; une r&#233;flexion d'ensemble sur le ph&#233;nom&#232;ne g&#233;n&#233;ral des sciences et des techniques. Parfois, les discussions portent sur des d&#233;tails, notamment m&#233;thodologiques ou empiriques, de mani&#232;re d&#233;connect&#233;e &#224; des &#233;volutions d'ensemble. L'importance accord&#233;e &#224; l'&#233;tude des situations locales et des causalit&#233;s sociales, sociomat&#233;rielles et politiques conduit &#224; sous-estimer l'int&#233;r&#234;t des &#233;tudes macro, de long terme et l'histoire conceptuelle.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Elles ne reviennent pas non plus toujours sur une r&#233;flexion conceptuelle. Parfois, les discussions ne mettent gu&#232;re l'accent sur la capacit&#233; des cas &#224; construire de nouveaux concepts th&#233;oriques et de nouveaux cadres ou &#224; am&#233;liorer ceux qui existent. Ces &#233;tudes semblent se distancier de toute r&#233;flexion portant sur les cadres th&#233;oriques et les concepts, ce qui limite la discussion avec d'autres perspectives.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Des philosophes comme Ian Hacking et Joseph Rouse s'appuient sur les &#233;tudes sociales des sciences et des techniques pour penser philosophiquement ces ph&#233;nom&#232;nes. Des chercheurs comme Bruno Latour sont pass&#233;s d'une discipline &#224; l'autre. D'autres les articulent comme la sociologue et philosophe Annemarie Mol ou la chercheuse Loraine Daston. Des auteurs sont des r&#233;f&#233;rences partag&#233;es. Les articulations, rapprochements et discussions, pourraient toutefois &#234;tre plus importantes entre ces chercheurs qui traitent des m&#234;mes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224; d'un &#233;tat des lieux des articulations entre STS et philosophie, cet appel entend contribuer aux &#233;changes entre ces approches. Faisant l'hypoth&#232;se que beaucoup d'&#233;tudes en STS pourraient nourrir la r&#233;flexion philosophique en l'ancrant dans un vaste r&#233;pertoire de travaux empiriques et conceptuels, tandis que les recherches des STS pourraient b&#233;n&#233;ficier des r&#233;flexions th&#233;oriques et conceptuelles des philosophes des sciences et des techniques, cet appel vise &#224; promouvoir le dialogue et le d&#233;bat entre ces diff&#233;rentes approches des sciences et des technologies, afin d'expliciter des diff&#233;rences et d'enrichir l'&#233;change.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Th&#233;matiques possibles &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les articles traiteront des effets, conditions et apports des mises en relation, articulations ou confrontations entre STS et philosophie des sciences et des techniques. Les contributions pourraient &#234;tre (sans exclusivit&#233;) :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Des &#233;tudes de cas de rapprochements engag&#233;s entre STS et philosophie des sciences et des techniques.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Des r&#233;flexions, articulant si possible &#233;tudes de cas et travail conceptuel, sur la pertinence et les possibilit&#233;s de nouvelles articulations ou circulations.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Des travaux conjoints pour traiter d'un objet particulier (par exemple, l'ontologie, la m&#233;thode, la technique, l'exp&#233;rience) en l'analysant &#224; partir de questions empruntant aux deux champs et nourrissant une r&#233;flexion importante sur l'int&#233;r&#234;t d'un double ancrage disciplinaire.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; D'analyses philosophiques qui utilisent et valorisent les apports STS ou analyses qui partent d'analyses historiques ou sociales ou de concepts et m&#233;thodes STS.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; D'analyses STS qui se nourrissent d'analyses philosophiques ou y font une contribution.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Dans tous les cas, la discussion d'exp&#233;riences (en cours ou pass&#233;es) de d&#233;bat et de rapprochement entre philosophie des sciences et techniques et STS doit occuper une place centrale dans les articles. Il s'agit de rep&#233;rer des questions &#224; l'articulation des deux champs et les enjeux de ces articulations.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;L'appel &#224; article est con&#231;u et lanc&#233; conjointement par la Revue d'Anthropologie des Connaissances, en fran&#231;ais, et par la revue colombienne &lt;a href=&#034;https://redcolfiltec.wordpress.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Trilog&#237;a, promue par la Red Colombiana de Filosof&#237;a de la Tecnolog&#237;a&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Modalit&#233;s de soumission&lt;/h2&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;ATTENTION Nous avons un arr&#234;t du serveur sur lequel se situe notre plateforme &#233;ditoriale. Merci de contacter directement les &#233;diteurs invit&#233;s ou un membre du comit&#233; de r&#233;daction pour envoyer vos articles ou propositions d'article. Merci
La R&#233;daction&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;sum&#233;s &#233;tendus devront &#234;tre d&#233;pos&#233;s sur &lt;a href=&#034;http://rac.inra-ifris.org/index.php/rac/login?source=%2Findex.php%2Frac%2Fuser&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;le site &#233;ditorial de la revue d'anthropologie des connaissances&lt;/a&gt; pour le 9 ao&#251;t 2020.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les contributions retenues, les &lt;strong&gt;textes complets&lt;/strong&gt; des articles, au format de la Revue d'Anthropologie des Connaissances (maximum 65 000 signes) seront &#224; soumettre en ligne sur &lt;a href=&#034;http://rac.inra-ifris.org/index.php/rac/login?source=%2Findex.php%2Frac%2Fuser&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;le site &#233;ditorial de la revue&lt;/a&gt; avant le 13 septembre 2020.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les articles peuvent &#234;tre soumis dans la langue de l'auteur (fran&#231;ais, espagnol, portugais ou anglais) et seront &#233;valu&#233;s sur cette base. Il est toutefois demand&#233; de fournir un r&#233;sum&#233; &#233;tendu (2 pages) en fran&#231;ais, si l'article n'est pas en fran&#231;ais, et/ou en espagnol, si l'article n'est pas en espagnol, afin que les Comit&#233;s de r&#233;daction, au-del&#224; des &#233;valuateurs travaillant dans la langue de l'auteur, puissent disposer des arguments cl&#233;s des articles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les auteur&#183;e&#183;s peuvent &#233;ventuellement contacter les coordinateurs du dossier avant de soumettre leur proposition : Juan Carlos Moreno (juank.moreno[at]gmail.com) ou Dominique Vinck (Dominique.Vinck[at]unil.ch) &lt;br class='autobr' /&gt;
Le processus d'&#233;valuation est g&#233;r&#233; par la Revue d'Anthropologie des Connaissances en coop&#233;ration &#233;troite avec les &#233;diteurs invit&#233;s, tous les deux membres du Comit&#233; &#233;ditorial de Trilog&#237;a.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'issue du processus d'&#233;valuation et d'aller-retour avec les auteurs et que la version finale sera valid&#233;e, il est demand&#233; aux auteurs de fournir leur article en deux versions, l'une en parfait fran&#231;ais pour sa publication dans la &lt;i&gt;Revue d'Anthropologie des Connaissances&lt;/i&gt;, l'autre en parfait espagnol, portugais ou anglais pour publication dans &lt;strong&gt;Trilog&#237;a&lt;/strong&gt;. Les articles seront publi&#233;s ainsi simultan&#233;ment en deux langues.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Bibliographie&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Des DOI sont automatiquement ajout&#233;s aux r&#233;f&#233;rences par Bilbo, l'outil d'annotation bibliographique d'OpenEdition.&#8232;Les utilisateurs des institutions qui sont abonn&#233;es &#224; un des programmes freemium d'OpenEdition peuvent t&#233;l&#233;charger les r&#233;f&#233;rences bibliographiques pour lesquelles Bilbo a trouv&#233; un DOI.&lt;/p&gt;
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&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Les articles &lt;a href=&#034;http://rac.inra-ifris.org/index.php/rac/login?source=%2Finde x.php%2Frac&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;doivent &#234;tre d&#233;pos&#233;s sur le site d'&#233;dition&lt;/a&gt; de la Revue d'Anthropologie des Connaissances en utilisant la feuille de style de la revue et en respectant les &lt;a href=&#034;http://www.ird.fr/socanco/article1.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;r&#232;gles de r&#233;daction et notamment l'anonymat pour permettre une &#233;valuation &#034;en aveugle&#034;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;a href='https://www.socanco.org/article1.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Voir les instructions aux auteurs&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Longueur des articles : 45.000 signes &#224; accompagner d'un r&#233;sum&#233; en fran&#231;ais. Si l'article est retenu il faudrait forunir un r&#233;sum&#233; en anglais et si possible espagnol de 250 mots.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;a href='https://www.socanco.org/article1.html#soumettre'&gt;Comment soumettre un article ?&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;a href='https://www.socanco.org/article1.html#pourStylesWord' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Comment utiliser les feuilles de styles de la RAC sous WORD ?&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;a href='https://www.socanco.org/article1.html#anonymes' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Comment rendre un article &#171; anonyme &#187; ?&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Appel &#224; articles : Un tournant microbien ? [Propositions pour 30 Avril 2020]</title>
		<link>https://www.socanco.org/article493.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.socanco.org/article493.html</guid>
		<dc:date>2020-02-14T22:19:09Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>r&#233;dac chef</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Appel &#224; articles : Un tournant microbien ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Dossier coordonne&#769; par Charlotte Brives et Alexis Zimmer&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.socanco.org/rubrique30.html" rel="directory"&gt;Archive appels&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;APPEL A ARTICLES &#171; Un tournant microbien ? &#187;
&lt;p&gt;Dossier coordonne&#769; par Charlotte Brives et Alexis Zimmer&lt;/p&gt;
&lt;/h2&gt;&lt;div class='spip_document_148 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://www.socanco.org/IMG/pdf/rac_appel_a_articles_tournant_microbien.pdf' class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 183 kio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='https://www.socanco.org/local/cache-vignettes/L64xH64/pdf-b8aed.svg?1772800952' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Les microbes sont partout. On ne compte plus les documentaires, les best-sellers et les ouvrages destine&#769;s a&#768; un large public abordant la manie&#768;re dont les microbes jouent un ro&#770;le essentiel dans le fonctionnement des e&#769;cosyste&#768;mes et sont des architectes be&#769;ne&#769;fiques de la sante&#769; humaine et animale (Fortin, Plenchette, et Piche&#769; 2016 ; Lowenfels et Lewis 2010 ; Selosse 2017 ; Yong 2016). Cette actualite&#769; re&#769;pond d'un renouvellement de leur appre&#769;hension par les sciences naturelles et biome&#769;dicales que ce nume&#769;ro de la Revue d'anthropologie des connaissances cherche a&#768; interroger. Il propose une re&#769;flexion tant sur les transformations des connaissances, des concepts et des pratiques scientifiques ou profanes, qui inte&#768;grent et interrogent les microbes et les relations humains/microbes, que sur la manie&#768;re dont ces transformations affectent et concernent les sciences humaines et sociales.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'e&#769;mergence de nouvelles technologies de se&#769;quenc&#807;age ge&#769;ne&#769;tiques et me&#769;tage&#769;nomiques &#8212; l'analyse de l'ADN contenu dans un milieu &#8212; a permis de renouveler l'appre&#769;ciation de l'importance des micro-organismes dans la composition des milieux. Les notions de microbiome (l'ensemble du ge&#769;nome des populations microbiennes d'un milieu) et de microbiote (l'e&#769;cosyste&#768;me complexe de ces micro- organismes) font flore&#768;s, de&#769;signant la nature profonde&#769;ment relationnelle et syste&#769;mique de leur mode d'existence (Douglas 2018). Acteurs cruciaux des e&#769;cosyste&#768;mes, ils paraissent e&#769;galement indispensables au de&#769;veloppement et au maintien des macro-organismes. Ces derniers ne sont de&#768;s lors plus tant conside&#769;re&#769;s comme des entite&#769;s discre&#768;tes et individuelles que comme des complexes multispe&#769;cifiques et symbiotiques : des assemblages sans cesse renouvele&#769;s d'interactions et d'associations plus ou moins durables entre plusieurs espe&#768;ces et ou&#768; les microbes jouent des ro&#770;les a&#768; diffe&#769;rents niveaux, ge&#769;ne&#769;tique, physiologique ou de&#769;veloppemental par exemple (Gilbert, Sapp, et Tauber 2012). Des biologistes ont propose&#769; le terme d'holobionte (du grec holo : &#171; entier &#187; ou &#171; tout &#187; et de bios : &#171; vie &#187;) pour nommer ces entite&#769;s chime&#769;riques (Gilbert et Tauber 2016 ; Skillings 2016). Cette rede&#769;finition des organismes et de ce qui les compose s'accompagne d'une reconside&#769;ration des e&#769;tats de sante&#769; et des e&#769;tiologies de nombreuses pathologies, de&#769;sormais envisage&#769;s sous l'angle de l'e&#769;quilibre ou de la perturbation e&#769;cologique, sans pour autant que les me&#769;canismes a&#768; l'&#339;uvre soient e&#769;lucide&#769;s (Blaser 2014).&lt;br class='autobr' /&gt;
Ces recherches conduisent a&#768; une re&#769;e&#769;valuation positive des ro&#770;les et de la nature des micro-organismes. D'ennemis, favorisant l'e&#769;mergence de pathologies, les microbes deviennent de potentiels allie&#769;s aussi bien dans la restauration d'e&#769;cosyste&#768;mes perturbe&#769;s, que dans la lutte contre certaines pathologies chroniques ou infectieuses, portant ainsi les promesses de de&#769;veloppement de nouvelles the&#769;rapies et de pratiques de restauration e&#769;cosyste&#769;mique (Paxson et Helmreich2014 ; 2017). Ces reconside&#769;rations positives du ro&#770;le des microbes s'e&#769;tablissent dans un paysage sanitaire essentiellement fac&#807;onne&#769; par des pratiques et des logiques hygie&#769;nistes et antibiotiques (litte&#769;ralement &#171; contre la vie &#187;) (Bud 2009 ; Latour 1984 ; Tomes 1999). L'hygie&#769;nisme, l'invention et l'usage massif des antibiotiques, l'e&#769;radication de certains microbes, l'aseptisation des lieux de soin, de production alimentaire et d'e&#769;levage, ainsi qu'une foule de pratiques qui ont guide&#769; jusqu'alors les politiques agricoles, alimentaires et de sante&#769; publique, sont aujourd'hui re&#769;e&#769;value&#769;s a&#768; l'aune de la de&#769;gradation des relations hommes/microbes qu'elles engendrent (Strachan 1989 ; Rook et Brunet 2005).&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans le cadre des sciences sociales, la prise en compte des microbes en tant qu'acteurs a&#768; part entie&#768;re s'inscrit dans une tradition maintenant bien e&#769;tablie de reconnaissance du ro&#770;le des &#171; non-humains &#187; pour appre&#769;hender la production du social et du politique. Si l'anthropologue ame&#769;ricaine Heather Paxson parle en effet, en hommage a&#768; Michel Foucault, de &#8216;microbiopolitics' il suffit de conside&#769;rer la place des politiques biose&#769;curitaires aujourd'hui (Lakoff et Collier 2008), ou encore le ro&#770;le des e&#769;pide&#769;mies dans l'histoire, depuis le destin de Rome (Harper 2019), jusqu'aux colonisations depuis le 15e&#768;me sie&#768;cle et la conque&#770;te de l'Ame&#769;rique, pour percevoir la place des microorganismes dans la fabrication des socie&#769;te&#769;s humaines. Par ailleurs, les more-than-human ethnographies, les multispecies ethnographies (E. Kirksey 2014 ; S. E. Kirksey et Helmreich 2010), ou encore la popularisation grandissante de la notion de companion species (Haraway 2003) sont autant de perspectives permettant d'appre&#769;hender en partie, aussi bien a&#768; l'e&#769;chelle biologique que politique, le fac&#807;onnement re&#769;ciproque des humains et des non-humains. La reconnaissance de la place grandissante des microbes a&#768; de multiples e&#769;chelles et niveaux implique ainsi non seulement de documenter et d'analyser les pratiques dans et par lesquelles ils sont pris, mais e&#769;galement de nous interroger sur l'outillage me&#769;thodologique et conceptuel des sciences humaines et sociales susceptible d'en rendre compte.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'objectif de ce dossier est de de&#769;crire et d'analyser les conditions et les conse&#769;quences de l'e&#769;mergence de nouveaux savoirs, pratiques et formes de gouvernement des microbes et des populations humaines et animales lie&#769;es aux transformations e&#769;piste&#769;mologiques en cours dans les sciences du vivant. Si l'accent sera mis sur les savoirs scientifiques et experts, les propositions peuvent e&#769;galement se pencher sur l'actualite&#769; de savoirs et de pratiques artisanales ou profanes qui leur sont associe&#769;es (alimentation, fermentation, DIY, etc.). Une attention pourra e&#770;tre porte&#769;e a&#768; la fac&#807;on dont ces transformations des relations humains-microbes invitent a&#768; renouveler leur analyse et les manie&#768;res de les appre&#769;hender par les sciences humaines et sociales.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les contributions attendues combineront travaux empiriques &#8212; notamment des e&#769;tudes historiques, de terrain ethnographique et des enque&#770;tes interdisciplinaires &#8212; et re&#769;flexions the&#769;oriques. Ancre&#769;es dans une varie&#769;te&#769; de champs disciplinaires en sciences humaines et sociales, elles s'inte&#769;resseront aux pratiques, communaute&#769;s, agendas, organisations, objets, lieux et techniques en jeu dans la production et l'e&#769;volution contemporaines des savoirs et des techniques associe&#769;s aux microbes, ainsi que des de&#769;bats, controverses et mobilisations dont ils sont l'objet. Elles pourront notamment aborder les questions suivantes :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. Les notions de &#171; tournant microbien &#187;, de &#171; tournant probiotique &#187; ou &#171; post- pasteurien &#187; sont-elles pertinentes pour caracte&#769;riser les modes d'existence actuels des microbes ? Comment singularisent-elles la spe&#769;cificite&#769; des relations a&#768; l'&#339;uvre avec les microbes ? Que font-elles apparaitre et que laissent-elles au contraire dans l'ombre ? La&#768; ou&#768; ces notions mettent davantage l'accent sur des formes de ruptures, ne peut-on pas saisir des formes de continuite&#769; (Sangodeyi 2014) ? Si certains auteurs diagnostiquent un &#171; microbial turn &#187; dans la fac&#807;on dont les mondes microbiens sont devenus de nouveaux mode&#768;les pour appre&#769;hender les relations structurant les e&#769;cosyste&#768;mes (Paxson et Helmreich 2014 ; 2017 ; Lorimer 2017 a ; 2017 b) (Paxson et Helmreich 2014 ; 2017 ; Lorimer 2017, 2018), il y a pourtant un risque a&#768; e&#769;voquer trop rapidement un &#171; tournant &#187; ou le de&#769;but d'une e&#769;poque sans pour autant documenter de fac&#807;on de&#769;taille&#769;e l'ambivalence des microbes et des pratiques qui leur sont associe&#769;s. Une ambivalence de la caracte&#769;risation des microbes n'est-elle pas de&#769;ja&#768; a&#768; l'&#339;uvre au sein de la microbiologie naissante de Pasteur et de Koch ? Les re&#769;cits et les enque&#770;tes que nous faisons de&#769;pendent de l'agenda contemporain des sciences. Il est pertinent alors d'interroger et de relativiser la rupture et la nouveaute&#769; que tentent de saisir ces expressions. Une ge&#769;ne&#769;alogie de l'histoire des pratiques et des savoirs qui offrent aujourd'hui les e&#769;nonce&#769;s et les cadres d'appre&#769;hension des peuplements microbiens des organismes et des e&#769;cosyste&#768;mes est ne&#769;cessaire. Elle pourrait permettre de forger une attention critique face a&#768; l'engouement microbien contemporain et d'en saisir les raisons. Comment et pourquoi certains savoirs ont-ils rec&#807;u plus d'e&#769;cho ou produit plus d'effets que d'autres, dans les sciences ou plus globalement dans la socie&#769;te&#769; ? Quelles sont les forces qui rendent les configurations actuelles possibles ? Quelles opportunite&#769;s, quels dangers indiquent-elles ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. Comment l'appre&#769;hension nouvelle des microbes et des e&#769;cosyste&#768;mes microbiens transforme les pratiques et les savoirs scientifiques ? Quelles communaute&#769;s de connaissances et de pratiques e&#769;mergent de ces nouvelles approches microbiotiques ? Comment les lieux de production de savoirs e&#769;cologiques, biome&#769;dicaux et microbiologiques s'en trouvent-ils transforme&#769;s ? Quels changements affectent les cadres d'appre&#769;hension des microbes et de leur fonction ? Quels enjeux nouveaux e&#769;mergent pour les savoirs et les pratiques associe&#769;s ? Nous sommes inte&#769;resse&#769;s aussi bien par des contributions documentant la transformation des configurations plus ge&#769;ne&#769;rales des domaines scientifiques affecte&#769;s par ce &#171; tournant microbien &#187; &#8212; e&#769;mergence de nouvelles revues, de centres et de projets de recherches, reconfiguration des modes de pilotage et de financements de la recherche associe&#769;e &#8212; qu'a&#768; des analyses de terrain plus situe&#769;es de la transformation de pratiques scientifiques &#8212; de culture, de collection, clinique, e&#769;cologique et ve&#769;te&#769;rinaire &#8212; au sein des lieux ou&#768; celle-ci s'exerce.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3. Comment ces nouvelles approches scientifiques des microbes modifient- elles les modalite&#769;s de gouvernement de la sante&#769; des humains, des animaux et des environnements ? Comment la biome&#769;decine, les me&#769;decines humaines et ve&#769;te&#769;rinaires inte&#768;grent-elles ou non ces savoirs au sein de leur pratique de soin et de gestion sanitaire des populations ? Quelles politiques de sante&#769; publique se de&#769;gagent de ces reconside&#769;rations des mondes microbiens ? Comment des syste&#768;mes et des relations, constitue&#769;s de savoirs, d'institutions, d'industrie, de re&#769;glementations, etc., sont-ils amene&#769;s a&#768; inte&#769;grer ces approches conside&#769;re&#769;es comme plus e&#769;cologiques et &#171; probiotiques &#187; des organismes, des maladies et de la sante&#769; ? Comment ces politiques re&#769;glementent et contraignent les pratiques artisanales ou profanes d'interactions avec microbes ? Mais aussi : Comment ces nouveaux savoirs viennent- ils jouer ou rejouer des rapports de domination (de classe, de race, de sexe) ? Le risque de renaturalisation de pratiques socio-culturelles associe&#769; a&#768; ces nouvelles approches microbiennes e&#769;tant e&#769;leve&#769;, nous souhaitons nous interroger sur le risque d'imposition de lectures proprement occidentales. Nous attendons aussi bien des contributions relatives aux e&#769;tudes contemporaines de la fac&#807;on dont les pratiques et politiques &#171; antibiotiques &#187; ont participe&#769; de l'e&#769;mergence de proble&#768;mes sanitaires nouveaux (antibiore&#769;sistance bacte&#769;rienne, e&#769;mergence ou re&#769;e&#769;mergence de maladie infectieuse, pollution et alte&#769;ration des milieux), que des contributions interrogeant les proble&#768;mes spe&#769;cifiques et les tentatives d'imple&#769;mentation de pratique et de politiques &#171; probiotiques &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4. Comment rendre compte du caracte&#768;re historique et situe&#769; des microbes ? Depuis leur invention/de&#769;couverte a&#768; la fin du 19e sie&#768;cle (Latour 1984), les microbes ne se sont pas laisse&#769;s enro&#770;ler passivement dans les projets de la modernite&#769; technologique. L'antibiore&#769;sistance bacte&#769;rienne est un exemple frappant de la manie&#768;re dont ils se sont transforme&#769;s au contact des savoirs et des pratiques &#171; antibiotiques &#187; (Landecker 2016)). Plus ge&#769;ne&#769;ralement, les interventions me&#769;dicales, l'industrialisation des pratiques de production agricole et d'e&#769;levage, l'acce&#769;le&#769;ration de la circulation des hommes, des organismes et des choses ont modifie&#769; les e&#769;cologies microbiennes et les microbes eux-me&#770;mes. Comment rendre compte de l'historicite&#769; des microbes et de la re&#769;calcitrance de certains a&#768; inte&#769;grer les dispositifs des modernite&#769;s me&#769;dicale et agricole ? Comment l'histoire, la transformation des territoires s'inscrivent-elles dans les microbes ? Comment rendre compte de la mate&#769;rialite&#769; propre de ces entite&#769;s sans pour autant retomber dans un mate&#769;rialisme nai&#776;f, reprenant, sans les interroger les e&#769;nonce&#769;s scientifiques (Lock et Kaufert 2001) ? Ces enjeux appellent tout autant l'invention par les sciences humaines et sociales de formes de re&#769;cits et de notions susceptibles d'en rendre compte, que des formes de collaboration nouvelles entre SHS et sciences naturelles que ce nume&#769;ro cherche a&#768; documenter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Calendrier :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les re&#769;sume&#769;s e&#769;tendus (environ 800-1000 mots) devront e&#770;tre envoye&#769;s a&#768; Charlotte Brives charlotte.brives@u-bordeaux.fr et Alexis Zimmer alexis.zimmer@ehess.fr pour le 30 avril 2020.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les contributions retenues, les textes complets des articles, au format de la Revue d'Anthropologie des Connaissances (maximum 65 000 signes) seront a&#768; soumettre en ligne sur le site de la revue - &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://rac.inra-ifris.org/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://rac.inra-ifris.org/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;avant le 1er septembre 2020.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les auteur-e-s peuvent e&#769;ventuellement contacter les coordinateurs du dossier avant de soumettre leur proposition : &lt;br class='autobr' /&gt;
charlotte.brives@u-bordeaux.fr ; alexis.zimmer@ehess.fr&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Les articles (non les propositions de r&#233;sum&#233;) doivent &#234;tre d&#233;pos&#233;s sur le site de la Revue d'Anthropologie des Connaissances en utilisant la feuille de style de la revue et en respectant les &lt;a href=&#034;http://www.ird.fr/socanco/article1.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;r&#232;gles de r&#233;daction et notamment l'anonymat pour permettre une &#233;valuation &#034;en aveugle&#034;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;a href='https://www.socanco.org/article1.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Voir les instructions aux auteurs&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Longueur des articles : 45.000 signes &#224; accompagner d'un r&#233;sum&#233; en fran&#231;ais. Si l'article est retenu il faudrait forunir un r&#233;sum&#233; en anglais et si possible espagnol de 250 mots.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;a href='https://www.socanco.org/article1.html#soumettre'&gt;Comment soumettre un article ?&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;a href='https://www.socanco.org/article1.html#pourStylesWord' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Comment utiliser les feuilles de styles de la RAC sous WORD ?&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;a href='https://www.socanco.org/article1.html#anonymes' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Comment rendre un article &#171; anonyme &#187; ?&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Appel &#224; articles : Le sol, nouvelle fronti&#232;re pour les savoirs et les politiques de l'environnement</title>
		<link>https://www.socanco.org/article486.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.socanco.org/article486.html</guid>
		<dc:date>2019-01-06T10:46:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>r&#233;dac chef</dc:creator>


		<dc:subject>Environnement</dc:subject>
		<dc:subject>Sol</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Le sol, nouvelle fronti&#232;re pour les savoirs et les politiques de l'environnement, dossier dirig&#233; par Germain Meulemans et C&#233;line Granjou&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.socanco.org/rubrique30.html" rel="directory"&gt;Archive appels&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.socanco.org/mot179.html" rel="tag"&gt;Environnement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.socanco.org/mot337.html" rel="tag"&gt;Sol&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le sol, nouvelle fronti&#232;re pour les savoirs et les politiques de l'environnement
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;COORDINATEURS DU DOSSIER :&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href='https://www.socanco.org/meulemans'&gt;Germain Meulemans&lt;/a&gt; et &lt;a href='https://www.socanco.org/granjou'&gt;C&#233;line Granjou&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_145 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://www.socanco.org/IMG/pdf/dossier-sols-meulemans_granjou.pdf' class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 163.1 kio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='https://www.socanco.org/local/cache-vignettes/L64xH64/pdf-b8aed.svg?1772800952' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Indispensable au maintien de la vie sur Terre, le sol est &#233;troitement m&#234;l&#233; &#224; l'existence sociale des soci&#233;t&#233;s de par la vie agricole ou les rites mortuaires. Sa mise en valeur par le drainage, le d&#233;frichement, la mise en culture et l'urbanisation, a aussi jou&#233; un r&#244;le constitutif au sein du projet modernisateur occidental. Bien que le sol reste relativement peu abord&#233; en sciences humaines et sociales, il suscite depuis peu un int&#233;r&#234;t croissant, notamment dans le champ des &#8216;humanit&#233;s environnementales'&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Au croisement de la g&#233;ographie culturelle, de l'anthropologie et des &#233;tudes (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, avec des travaux questionnant l'appr&#233;hension du sol comme le r&#233;ceptacle stable et inerte d'une vari&#233;t&#233; de d&#233;chets (des d&#233;chets m&#233;nagers et nucl&#233;aires au carbone atmosph&#233;rique), ou comme simple &#8216;substrat' exploitable pour la culture des plantes. Ces travaux en appellent &#224; une approche relationnelle et &#233;thique &#224; m&#234;me de prendre la mesure de l'importance fondamentale et de la vuln&#233;rabilit&#233; des formes de vie souterraines (Hird and Clark, 2014 ; Puig de la Bellacasa, 2014 et 2015 ; Kearnes et Rickards, 2017), ainsi qu'&#224; une attention sp&#233;cifique &#224; l'extension verticale et &#8216;stratifi&#233;e' des formes de contr&#244;le territorial et de domination politique (Elden, 2013 ; Clark, 2017) en lien notamment avec l'histoire des formes d'extraction mini&#232;re (Kinchy et al. 2018).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'objectif de ce dossier est de s'int&#233;resser aux conditions, modalit&#233;s, et effets de la production des savoirs sur les sols (p&#233;dologie, agronomie, &#233;cologie, &#233;cotoxicologie, sciences de l'environnement, g&#233;ologie, sciences de la zone critique&#8230;) &#224; l'heure o&#249; une s&#233;rie de mutations renouvellent profond&#233;ment les enjeux de la connaissance et de la gestion des sols. Les sols sont aujourd'hui enr&#244;l&#233;s dans une s&#233;rie de nouveaux projets environnementaux et soci&#233;taux allant de la biorem&#233;diation aux &#8216;technologies d'&#233;mission n&#233;gative' , ou de l'empowerment des communaut&#233;s indig&#232;nes &#224; la lutte contre la faim dans le monde. Dans ce m&#234;me temps, leur d&#233;gradation s'impose peu &#224; peu parmi les enjeux environnementaux les plus critiques de notre &#233;poque (Shiva, 2016). Les sols ont ainsi suscit&#233; l'int&#233;r&#234;t croissant des institutions environnementales internationales, avec la mise en place du Global Soil Partnership en 2013, la r&#233;vision de la Charte Mondiale des sols (FA0, 2015), la publication d'un rapport international alarmant sur l'&#233;tat global des sols (FAO and ITPS, 2015), ainsi que le lancement en 2015 d'une D&#233;cennie Internationale des Sols.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De fait, les questions que posent le sol ne se cantonnent plus &#224; l'agriculture ou &#224; l'extraction mini&#232;re, mais s'invitent de plus en plus r&#233;guli&#232;rement dans des d&#233;bats environnementaux plus larges. Ces transformations se refl&#232;tent dans le renouvellement des sciences des sols elles-m&#234;mes : conna&#238;tre les sols appara&#238;t aujourd'hui n&#233;cessaire pour identifier, g&#233;rer et s&#233;curiser une large gamme de &#8216;services' (Roberston, 2012) rendus par les sols. Outre l'approvisionnement en nourriture, ceux-ci incluent la r&#233;gulation du climat (stockage du carbone : Kon Kam King, Granjou et al., 2018), la gestion des d&#233;chets, la d&#233;pollution des sites industriels, la filtration des eaux de pluies, ou la conservation de la biodiversit&#233; souterraine (Bispo et al., 2016). En particulier, la notion de &#171; sols vivants &#187; (Gobat et al., 2004) s'est progressivement impos&#233;e dans les champs de la p&#233;dologie et de l'&#233;cologie, de la d&#233;pollution ou de l'agronomie, ainsi que dans les institutions nationales et internationales, ouvrant &#224; la prise en compte d'une prolif&#233;ration d'&#234;tres nouveaux (bact&#233;ries, n&#233;matodes, champignons et micro-algues&#8230;), et &#224; une extension &#171; vers le bas &#187; des pr&#233;occupations d'inventaire et de conservation (cf. notion de &#171; derni&#232;re fronti&#232;re biotique &#187; de la Terre), mais aussi de cartographie, de monitoring, de d&#233;pollution, de gestion et d'am&#233;nagement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces mutations vari&#233;es de la connaissance et de la gestion des sols s'appuient en outre sur un renouvellement consid&#233;rable des communaut&#233;s &#233;pist&#233;miques, outils, et technologies mobilis&#233;s : tandis que les nouvelles techniques de m&#233;tag&#233;nomique donnent un acc&#232;s sans pr&#233;c&#233;dent &#224; l'identification des communaut&#233;s microbiennes du sol et de leurs fonctions, les capteurs physiques de plus en plus sophistiqu&#233;s alimentent des cartographies, observatoires et bases de donn&#233;es de plus en plus globalis&#233;es et interdisciplinaires (Observatoire de la Zone Critique, zones ateliers, initiative GlobalSoilMap&#8230;.).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce dossier de la Revue d'Anthropologie des Connaissances vise &#224; explorer un ensemble de dynamiques d'&#233;cologisation des enjeux de connaissance et de gestion des sols. Le num&#233;ro met ainsi la focale sur les rapports aux sols, notamment aux sols vivants (ou &#8216;sols de surface'), mais pourra aussi s'int&#233;resser aux enjeux li&#233;s aux infrastructures souterraines ainsi qu'&#224; l'exploitation des ressources des sols profonds (sous-sols) en lien avec les probl&#233;matiques de risque, de pollution et d'environnement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les contributions attendues pour ce num&#233;ro sp&#233;cial combineront travaux empiriques &#8211; notamment des &#233;tudes de terrain ethnographique et des enqu&#234;tes interdisciplinaires &#8211; et r&#233;flexions th&#233;oriques. Ancr&#233;es dans une vari&#233;t&#233; de champs disciplinaires en sciences humaines et sociales, elles s'int&#233;resseront aux pratiques, communaut&#233;s, agendas, organisations, objets, lieux et techniques en jeu dans la production et l'&#233;volution contemporaines des savoirs et des techniques associ&#233;s aux sols, ainsi que des d&#233;bats, controverses et mobilisations dont ils sont l'objet. Elles pourront notamment aborder les questions suivantes :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1-	Quelles communaut&#233;s de connaissance et de pratiques &#233;mergent en lien avec la r&#233;articulation et la production des savoirs sur les sols autour d'enjeux environnementaux (pollution et d&#233;pollution, nature en ville, sols vivants, politiques climatiques&#8230;) ? Comment les lieux l&#233;gitimes de production de connaissances sur les sols se transforment-ils &#8211; du champ au laboratoire, en passant par les programmes interdisciplinaires, la recherche priv&#233;e, les observatoires et zones exp&#233;rimentales ? Quels d&#233;fis (&#233;chantillonnage d'un milieu opaque et particuli&#232;rement h&#233;t&#233;rog&#232;ne, interdisciplinarit&#233;, Big Data du sol&#8230;) caract&#233;risent l'extension des entreprises de cartographie et de monitoring des sols &#224; l'&#233;chelle mondiale ? Quelles tensions &#233;pist&#233;miques s'expriment entre les objectifs de globalisation de la connaissance et de la visualisation des sols, et les agendas plus classiques de description et d'analyse de sols localis&#233;s ? On pourra aussi documenter l'&#233;mergence de formes de contre-expertise &#8211; notamment sur le sujet des pollutions (Cahn et al. 2018) &#8211;, la mise en place de r&#233;seaux paysans et de r&#233;seaux de sciences citoyennes (observatoires participatifs,&#8230;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2-	En quoi les divers projets de connaissance des sols ouvrent-ils &#224; de nouveaux r&#233;gimes de gestion, de surveillance, d'expertise et de gouvernement des sols ? Quelles sont les institutions, plateformes, r&#233;seaux et infrastructures &#224; l'&#339;uvre dans la mise en place d'une comptabilit&#233; et d'une surveillance mondiale des sols, de leurs compositions bio-physico-chimiques, de leurs activit&#233;s, de leurs &#8216;services' mais aussi de leurs contaminations et de leurs toxicit&#233;s (par exemple le Healthy Soils Facility h&#233;berg&#233; par le Global Soil Partnership) ? En quoi ces traductions renouvellent-elles la notion de &#8216;ressource', et prolongent ou transforment les logiques &#8216;extractivistes' (Bednik, 2015), les &#8216;politiques toxiques' (Liboiron et al., 2018) vis-&#224;-vis des sols, et plus g&#233;n&#233;ralement les rapports de pouvoir et les conflits politiques, notamment dans le &#8216;Sud global' ? Comment le cas du sol contribue-t-il &#224; &#233;tendre, renouveler ou nuancer les apports des travaux sur la comptabilit&#233; environnementale (Whitney and Kiechle, 2017) ? Quels sont les objets, les m&#233;thodes et les m&#233;triques en jeu dans les divers r&#233;gimes de gouvernement des sols (telles que la tonne de carbone ou les mesures de diversit&#233; microbienne du sol) ? Peut-on parler d'une extension du pouvoir bio-politique sur le sol et les formes de vie souterraines ?....&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3-	Comment les connaissances des sols &#233;mergent-elles dans un engagement pratique avec le sol ? Dans la mesure o&#249; un chercheur, un mineur, un agriculteur, un jardinier ou un ing&#233;nieur en d&#233;pollution des sites ne parlent pas du m&#234;me sol, et ne regardent, touchent et comprennent pas le sol de la m&#234;me mani&#232;re, quelles sont les diverses pratiques dans lesquelles s'ancrent la compr&#233;hension et les connaissances du sol, les mani&#232;res dont on apprend &#224; regarder, &#224; toucher, &#224; creuser (Simonetti, 2015 ; Meulemans, 2018) et &#224; sentir le sol, ou &#224; en prendre soin ? Quel r&#244;le ces fa&#231;ons de &#171; se laisser affecter &#187; par les sols jouent-elles dans les transitions &#233;cologiques et sociotechniques ? A quels renouvellements des formes d'engagement et de soin du sol (Puig de la Bellacasa, 2015 ; Krzywoszynska, 2015) l'extension des pr&#233;occupations environnementales vers le sol ouvre-t-elle (par exemple via le jardinage, le compostage et la mont&#233;e des initiatives de &#8216;nature en ville') ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4-	R&#233;sultant d'un ensemble de processus &#224; la fois physiques (&#233;rosion des roches), biologiques (d&#233;composition des plantes), et soci&#233;taux (agriculture, urbanisation), les sols constituent un objet particuli&#232;rement propice pour des approches sortant des cadres disciplinaires traditionnels. En quoi les nouveaux enjeux et pratiques de connaissance des sols et de la terre (plut&#244;t que de la Terre : Latour, 2017 ; Charbonnier et al. 2017) peuvent-ils conduire &#224; un renouvellement des fronti&#232;res disciplinaires et m&#233;thodologiques ? En quoi les sols offrent-ils des prises nouvelles pour comprendre les formes d'interd&#233;pendance et d'imbrication socio-&#233;cologiques propres &#224; l'Anthropoc&#232;ne, et r&#233;pondre aux d&#233;fis environnementaux contemporains ? Enfin, en quoi le statut particulier du sol peut-il &#234;tre source de renouvellement et cr&#233;ativit&#233; pour une approche ontologique, relationnelle et &#233;thique des politiques de l'environnement (Puig de la Bellacasa, 2014 et 2015 ; Clark, 2017) ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Calendrier&lt;/strong&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Les r&#233;sum&#233;s &#233;tendus (environ 800-1000 mots) devront &#234;tre envoy&#233;s &#224; Germain Meulemans meulemans.germain@gmail.com et C&#233;line Granjou celine.granjou@irstea.fr pour le 15 janvier 2019.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Pour les contributions retenues (non les propositions de r&#233;sum&#233;), les textes complets, au format de la Revue d'Anthropologie des Connaissances (maximum 45000 signes) seront &#224; soumettre en ligne sur le site de la revue rac.inra-ifris.org/index.php/rac/ le 1er septembre 2019.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Les articles soumis &#224; &#233;valuation doivent &#234;tre d&#233;pos&#233;s sur le site de la Revue d'Anthropologie des Connaissances en utilisant la feuille de style de la revue et en respectant les &lt;a href=&#034;http://www.ird.fr/socanco/article1.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;r&#232;gles de r&#233;daction et notamment l'anonymat pour permettre une &#233;valuation &#034;en aveugle&#034;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;a href='https://www.socanco.org/article1.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Lire les instructions aux auteurs&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Longueur des articles : 45.000 signes &#224; accompagner d'un r&#233;sum&#233; en fran&#231;ais. Si l'article est retenu il faudrait fournir un r&#233;sum&#233; en anglais et si possible espagnol de 250 mots.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;a href='https://www.socanco.org/article1.html#soumettre'&gt;Comment soumettre un article ?&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;a href='https://www.socanco.org/article1.html#pourStylesWord' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Comment utiliser les feuilles de styles de la RAC sous WORD ?&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;a href='https://www.socanco.org/article1.html#anonymes' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Comment rendre un article &#171; anonyme &#187; ?&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Bibliographie&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bibliographie&lt;br class='autobr' /&gt;
Bispo, A., C. Guellier, E. Martin, J. Sapijanskas, H. Soubelet &amp; C. Chenu, 2016, Les sols Int&#233;grer leur multifonctionnalit&#233; pour une gestion durable, Versailles : Quae.&lt;br class='autobr' /&gt;
Bednik A., 2015, Extractivisme. Exploitation industrielle de la nature : logiques, cons&#233;quences, r&#233;sistances. Lyon : Le passager clandestin.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cahn L., C. Deligne, N. Pons-Rotbardt, N. Prignot, A. Zimmer, B. Zitouni, 2018 Terres des villes : Enqu&#234;tes potag&#232;res de Bruxelles, Bruxelles : L'&#201;clat. &lt;br class='autobr' /&gt;
Charbonnier, P. Garcier R. et Rivi&#232;re, C. 2017, &#171; Revenir &#224; la terre ? &#187;, Trac&#233;s. Revue de Sciences humaines [En ligne], 33 URL : &lt;a href=&#034;http://journals.openedition.org/traces/6974&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://journals.openedition.org/traces/6974&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Clark, N., 2017. Politics of Strata. Theory, Culture and Society, 34 (2-3).&lt;br class='autobr' /&gt;
Elden, S. 2013. Secure the volume : Vertical geopolitics and the depth of power. Political Geography, 34 : 35-51.&lt;br class='autobr' /&gt;
Food and Agriculture Administration (FAO). 2015. Revised World Soil Charter. Food and Drug Administration.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.fao.org/fileadmin/user_upload/GSP/docs/ITPS_Pillars/annexVII_WSC.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.fao.org/fileadmin/user_upload/GSP/docs/ITPS_Pillars/annexVII_WSC.pdf&lt;/a&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
FAO and ITPS. 2015. Status of the World's Soil Resources (SWSR) &#8211; Main Report. Food and Agriculture Organization of the United Nations and Intergovernmental Technical Panel on Soils, Rome, Italy.&lt;br class='autobr' /&gt;
Gobat, J-M., Aragno M., and Matthey W. 2004. The Living Soil : Fundamentals of Soil Science and Soil Biology. Enfield, NH ; Plymouth : Science Publishers, Inc.&lt;br class='autobr' /&gt;
Kinchy A.J, Phadke R., Smith J.M. 2018. Engaging the underground : An STS field in formation. Engaging Science, Technology, and Society, 4 : 22-42.&lt;br class='autobr' /&gt;
Kon Kam King, J., Granjou, C., Fournil, J. and C&#233;cillon, L., 2018. Soil Sciences and the French 4 per 1000 Initiative - The promises of underground carbon, Energy Research and social sciences. Forthcoming.&lt;br class='autobr' /&gt;
Liboiron, M., Tironi, M., Calvillo, N. 2018. Toxic politics : Acting in a permanently polluted world, Social Studies of Science, 48(3) : 331-349.&lt;br class='autobr' /&gt;
Meulemans, G. sous presse 2018. Des hommes qui creusent : suivre le sol en p&#233;dologie. Dans L. Mariani and C. Plancke [&#233;ds.] (D)&#233;crire les affects, Paris : Petra.&lt;br class='autobr' /&gt;
Hird M. J., Clark N. 2014. &#8216;Deep Shit'. O-Zone : A Journal of Object-Oriented Studies, 1 : 44&#8211;52.&lt;br class='autobr' /&gt;
Kearnes M., Rickards L. 2017. Earthly graves for environmental futures : Techno-burial practices. Futures 92 : 48&#8211;58.&lt;br class='autobr' /&gt;
Krzywoszynska, A. 2015. What farmers know : experiential knowledge and care in vine growing, Sociologia Ruralis, 56 (2) : 289&#8211;310.&lt;br class='autobr' /&gt;
Latour, B. 2017. O&#249; atterrir ? Comment s'orienter en politique. Paris : La D&#233;couverte.&lt;br class='autobr' /&gt;
Puig de la Bellacasa M. 2014. Encountering Bioinfrastructure : Ecological struggles and the sciences of soil. Social Epistemology : A Journal of Knowledge, Culture and Society, 28 (1) : 26&#8211;40.&lt;br class='autobr' /&gt;
Puig de la Bellacasa M., 2015. Making time for soil : Technoscientific futurity and the pace of care. Social Studies of Science 45 : 738&#8211;748.&lt;br class='autobr' /&gt;
Robertson, Morgan. 2012. &#8220;Measurement and Alienation : Making a World of Ecosystem Services.&#8221; Transactions of the Institute of British Geographers 37 : 386&#8211;401.&lt;br class='autobr' /&gt;
Simonetti, Cristi&#225;n. 2015. &#8220;Feeling Forward into the Past : Depths and Surfaces in Archaeology.&#8221; Time and Mind 8 (1) : 69&#8211;89.&lt;br class='autobr' /&gt;
Shiva, V. 2016 [2008]. Soil, not Oil. Climate change, peak oil and food insecurity. Zed Books Ltd.&lt;br class='autobr' /&gt;
Whitney K. and Kiechle M. 2017. Introduction : Counting on Nature, Science as Culture, 26:1, 1-10.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Au croisement de la g&#233;ographie culturelle, de l'anthropologie et des &#233;tudes f&#233;ministes des sciences&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

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